L’épidémie n’a été officiellement déclarée que le 15 mai, alors que le virus progressait déjà depuis plusieurs mois sans avoir pu être identifié.
Des soignants installés à un point de contrôle sanitaire à l’entrée de l’hôpital CBCA Virunga de Goma, en RDC, le 21 mai 2026. Ce checkpoint a été mis en place dans le cadre des mesures de prévention contre le virus Eboas. JOSPIN MWISHA/AFP
Pendant des jours, l’attention du monde s’est focalisée sur une autre crise sanitaire. Encore hantée – à raison – par le traumatisme du Covid-19, la planète a retenu son souffle devant l’épidémie de hantavirus sur un bateau de croisière parti d’Argentine, qui a fait trois morts. D’Ushuaïa au port néerlandais de Rotterdam, les escales du navire ont été couvertes quasiment minute par minute par les chaînes d’information en continu, entraînant une mobilisation internationale qui a ravivé le spectre d’une nouvelle pandémie globale.
Pendant ce temps, une urgence autrement plus grave se déroulait dans un relatif silence. En République démocratique du Congo (RDC), vaste pays d’Afrique centrale de plus de 100 millions d’habitants, une nouvelle épidémie d’Ebola progressait. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), elle aura…

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