En exprimant des réserves contre la proposition de loi actuellement examinée à l’Assemblée nationale, les insoumis ont brouillé leur message et désarçonné les partisans de la loi. On fait le point.
Au centre de l’image, les députées de La France insoumise Sarah Legrain et Gabrielle Cathala brandissent des pancartes féministes lors d’une manifestation contre les violences sexistes et sexuelles à Paris, le 22 novembre 2025. ANNA MARGUERITAT/HANS LUCAS
En ce lundi 21 septembre, la place Vendôme, à Paris, accueillera à 19 heures un nouveau rassemblement de soutien à la loi intégrale contre les violences sexuelles, actuellement examinée en commission spéciale à l’Assemblée nationale. Les députés de La France insoumise (LFI) Sarah Legrain et Gabrielle Cathala, toutes deux membres de ladite commission, entendent s’y rendre – comme chaque semaine depuis le début de la mobilisation, en juin dernier. Mais leur présence a fait un peu grincer des dents parmi les organisatrices et les manifestantes. « Elles ne cessent de dénigrer la proposition de loi dans les médias et sur les réseaux sociaux. Si elles y sont opposées, que viennent-elles faire avec nous ? C’est bien beau de prendre des selfies en manif, mais il faut surtout qu’elles votent la loi ! », s’insurge la réalisatrice Andréa Bescond, l’une des initiatrices du mouvement.
En cause : les réserves exprimées par La France insoumise à l’égard de la proposition de loi portée par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, que les députés insoumis n’ont pas cosignée. Cela signifie-t-il pour autant que La France insoumise est contre la loi ? Pas tout à fait. « Il y a d…
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