Jeudi 24 septembre, un homme de 41 ans a comparu devant le tribunal pour répondre de "violence sous la menace d’une arme, suivie d’une incapacité n’excédant pas huit jours". Les faits reprochés au prévenu remontent à...
Jeudi 24 septembre, un homme de 41 ans a comparu devant le tribunal pour répondre de "violence sous la menace d’une arme, suivie d’une incapacité n’excédant pas huit jours". Les faits reprochés au prévenu remontent à la nuit du 17 septembre à Castelnaudary.
Après une nuit passée à la maison d’arrêt, c’est sous escorte des agents pénitentiaires que Karim est arrivé à la barre du tribunal de Carcassonne, le jeudi 24 septembre après-midi. Jugé en comparution immédiate, ce Chaurien de 41 ans avait à répondre de "violence sous la menace d’une arme (un bâton), suivie d’une incapacité n’excédant pas huit jours (un jour d’ITT en l’occurrence, NDLR)". Les faits reprochés remontent à la nuit du jeudi 17 septembre, à Castelnaudary.
Cette nuit-là, c’est à 1 h 30 que les gendarmes avaient été requis par une riveraine de la rue Contresty, suite à des violences qu’elle disait avoir subies. À leur arrivée sur les lieux, les militaires vont alors constater la présence du suspect dans la rue, qui est torse nu avec un bâton dans les mains. Quand il les a vus, celui-ci est alors parti en courant en les insultant en arabe. Identifié, il sera interpellé quelques jours plus tard… En se rendant à la gendarmerie le lendemain des faits, la plaignante indiquera avoir été excédée par son agresseur, qui fait régulièrement du tapage sous ses fenêtres. Elle dit ainsi ne pas pouvoir dormir avant 3 heures du matin, à cause lui. Que ses enfants sont souvent réveillés.
C’est elle et son compagnon qui m’ont agressé
La nuit en question, alors qu’il vociférait comme à son habitude, c’est dans ce contexte qu’elle est sortie de son domicile. Elle explique alors que le perturbateur l’a attrapée par le bras, avant de lui tirer les cheveux et de la mordre. Il a ensuite été récupérer un bâton, avec lequel il l’a menacée… Lors de son examen à l’unité médico-judiciaire de l’hôpital de Carcassonne, des ecchymoses et une trace de morsure ont été relevées sur son corps, ainsi qu’un état de stress imputable à ce qu’elle dénonce.
Face au tribunal, le prévenu a reconnu les faits reprochés, a minima : "La moitié des choses que vous dites est vraie. Oui, j’importune le voisinage. Je fais du bruit, je parle fort et je m’en excuse. Mais par rapport aux coups, c’est faux ! Je n’ai jamais tapé une femme. C’est elle et son compagnon qui m’ont agressé. Quand ils sont sortis, ils m’ont plaqué contre un garage. Elle m’a mordu à l’épaule, pendant qu’il me tapait avec son plâtre. C’est là que je lui ai tiré les cheveux pour l’écarter. Quand j’ai réussi à me libérer en leur disant qu’ils avaient gagné, ils ont continué à me suivre. Plus tard, si j’ai pris un bâton, c’est parce qu’ils m’empêchaient de revenir pour récupérer mon téléphone et les affaires que j’avais laissées sur place."
Il a compris qu’il n’avait pas eu la bonne attitude
Du parcours pénal du prévenu, on apprend que son casier judiciaire porte mention de neuf condamnations pour des infractions routières, des dégradations, ou encore des outrages à des personnes dépositaires de l’autorité publique. Il a reconnu avoir un problème avec l’alcool : "Quand je bois une bière ou deux, c’est vrai que je monte plus facilement dans les tours." Aux intérêts de la plaignante, Me Marion Blondeau a porté la voix de sa cliente "qui n’en peut plus de cette situation. Il a franchi un cap qui n’est plus supportable ! Des mesures s’imposent pour la protéger, elle et ses enfants…"
Pour le ministère public, le substitut du procureur Guillaume Reininger a requis la peine de quatre mois de prison, ainsi que la révocation partielle d’un sursis en cours à hauteur de trois mois. Pour la défense de Karim, Me Caroline Branlat a plaidé pour "une peine de détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) chez son frère, qui peut l’héberger. Aujourd’hui, mon client a compris qu’il n’avait pas eu la bonne attitude. Il y a d’autres solutions qu’une incarcération". À l’issue de son délibéré, le tribunal a finalement condamné le prévenu à douze mois de prison, assortis d’un sursis probatoire pour une durée de deux ans. Outre des obligations de soins et de travail, il aura une interdiction de contact avec la victime, ainsi que de paraître aux abords de son domicile.