Roselyne Bachelot prenant la défense d'Emmanuel Macron face aux polémiques sur Léon XIV ? Il y a de quoi être surpris quand on se souvient de cette confidence hallucinante de l'ex-ministre relative au président de la République.
Roselyne Bachelot n'a pas froid aux yeux ! Roselyne Bachelot a fait parler d'elle avant l'arrivée de Léon XIV en France. Invitée dans C à vous le 22 septembre, l'ancienne ministre a réagi aux débats sur la place d'Emmanuel Macron. Elle juge ces polémiques "grotesques" et certains commentaires "misérables". Elle estime surtout que le président adopte "la bonne mesure" en accueillant le pape sans assister aux messes.
Roselyne Bachelot défend Emmanuel Macron avant l'arrivée de Léon XIVDu 25 au 28 septembre, le souverain pontife va honorer Paris, Lourdes et Metz de sa présence. Emmanuel Macron l'a accueillir à l'Élysée, avant plusieurs rencontres officielles. Il est cependant important de noter que le président n'assistera à aucune messe durant ce séjour. Cette décision a alimenté les discussions sur la laïcité et le protocole. Roselyne Bachelot, agnostique, n'assistera pas non plus aux célébrations religieuses. Elle respecte toutefois ceux qui souhaitent y participer.
"Je trouve que ces volubiles sont assez misérables", a-t-elle lancé sur le plateau. Puis elle a défendu la manière dont le président accueille Léon XIV. "Ces polémiques sont grotesques et si on ne se retrouve pas tous autour de ça, je trouve que l'attitude d'Emmanuel Macron, c'est la bonne mesure. Il le reçoit très bien", a-t-elle conclu. Pour elle, la visite devrait être "un moment de réconciliation".
Le protocole alimente aussi les discussionsLes interrogations ne concernent pourtant pas uniquement les messes. Selon La Croix, Emmanuel Macron aurait souhaité accompagner quelques minutes Léon XIV à Notre-Dame. Le président voulait notamment lui présenter le chantier de restauration. Cette séquence n'aurait finalement pas été retenue par le Saint-Siège. L'accueil militaire prévu le 25 septembre ne devait pas non plus prendre l'ampleur d'un cérémonial de visite d'État.
D'autres propositions auraient également été écartées. La remise de la grand-croix de la Légion d'honneur et l'organisation d'un déjeuner ou d'un dîner d'État ne seraient pas retenues. Léon XIV séjournera à la nonciature apostolique, où il prendra aussi ses repas. La Conférence des évêques de France rappelle qu'il s'agit d'un voyage apostolique. L'Élysée assure néanmoins que les préparatifs se déroulent dans un climat de confiance.
L'ex-ministre remontée contre Emmanuel Macron ?Cette défense du président surprend un peu quand on se souvient des confidences de Roselyne Bachelot il y a trois ans. Dans son livre 682 jours, elle raconte son passage au ministère de la Culture pendant la pandémie. Celle qui aurait été en "petite tenue" devant Nicolas Sarkozy décrit ses échanges tardifs avec Emmanuel Macron et Jean Castex. Ces appels pouvaient bouleverser ses rares heures de sommeil. "Nous sommes tous de petits dormeurs en politique. Moi, jamais plus de cinq heures. Mais Emmanuel, à deux heures du matin, il est debout."
Elle avait raconté sa contamination sévère au Covid et son soutien d'Élisabeth Borne, alors hospitalisée dans un autre établissement. "Elle était dans un autre hôpital, on s'envoyait des SMS. Il s'est établi une sorte de fraternité, de sororité entre nous. Un ministre ne peut pas se dire qu'il est fatigué alors qu'il l'est. Il faut armer ses forces physiques et psychologiques, parce qu'on ne peut pas se plaindre." Ainsi, ses nuits étaient "pourries" par ces appels nocturnes, mais elle ne décrivait pas cette relation comme conflictuelle.
À propos de l’auteur
Ses derniers articles