À Foix, le jardin de la Passéjade a fermé ses portes pour permettre la rénovation complète de son aire de jeux vieillissante. Une fermeture surprise, parfois regrettée par les familles habituées des lieux, qui devront...
l'essentiel À Foix, le jardin de la Passéjade a fermé ses portes pour permettre la rénovation complète de son aire de jeux vieillissante. Une fermeture surprise, parfois regrettée par les familles habituées des lieux, qui devront patienter jusqu’au 2 octobre pour découvrir les nouveaux équipements.
Quand le soleil pointe le bout de son nez et que la température le permet, les coins de verdure des villes s'emplissent de vie. À Foix, en Ariège, c'est le cas du jardin de la Passéjade. Entre midi et deux heures ou le soir après une dure journée, les familles et amis y viennent passer du bon temps et se détendre.
Ce lundi 14 septembre, les habitudes ont été bousculées. Aux entrées, plusieurs personnes s'arrêtent avant de faire demi-tour, parfois en soufflant, agacées de trouver les grilles fermées surmontées d'une affiche annonçant la nouvelle.
La raison : des travaux de rénovation de l'aire de jeux pour enfants, installée dans une partie du parc. Créé en 2007, le parc qui va fêter ses 20 ans l'année prochaine n'a jamais connu de réhabilitation. "Certains jeux montrent désormais des signes de vieillissement et deviennent plus difficiles à entretenir", détaille la communication de la ville.
Un manque de communication pointéLa ville a donc fait le choix de rénover entièrement l'aire de jeux pour offrir aux enfants un espace plus agréable, adapté et durable. À terme, le parc bénéficiera ainsi d'équipements modernisés et sécurisés.
Derrière les grilles, les premiers ouvriers s'activent pour retirer les plaques de sol amortissant. Carré par carré, elles sont découpées, prélevées et stockées sur le côté. Toute la surface va subir le même sort. Un travail minutieux qui va leur prendre plusieurs jours.
Pour les usagers, l'annonce est une surprise. "Je n'étais pas du tout au courant. Je l'ai appris en sortant du travail, quand je suis passée devant, avant d'aller chercher mon fils", explique Lila. "Je me suis demandé ce qu'il se passait et ce qu'étaient les grosses bâches noires."
Un avis partagé par Rosa. Cette dernière venait de récupérer sa petite sœur à l'école avant d'apprendre la nouvelle. "Je n'en avais aucune idée et c'est vraiment dommage. Même si je n'y vais pas régulièrement, j'aurais aimé le savoir", explique-t-elle.
"Si nous ne nous arrêtons pas, il ne va pas comprendre pourquoi"Les deux femmes se voient contraintes dans leur quotidien durant presque trois semaines de fermeture. "J'amène Elliot à la sortie de l'école habituellement, ou le mercredi, voire le week-end. Ce soir, j'ai fait en sorte de ne pas passer devant, car si nous ne nous arrêtons pas, il ne va pas comprendre pourquoi", affirme Lila. "Après, si c'est pour avoir des jeux plus sécurisés et du neuf, je ne vois pas l'inconvénient de changer un peu notre routine."
Pour les jeunes, la situation est considérée comme moins pénalisante. "Nous n'y allons que de temps en temps et, comme nous avons d'autres lieux pour nous retrouver, ce n'est pas très grave", affirment Lilia, Sofia et Irène, toutes trois lycéennes à Gabriel-Fauré.
Des endroits pour remplacer le parc, c'est ce qu'il va falloir trouver pour Rosa et sa famille. "C'est surtout embêtant pour Julianni. Elle y est souvent amenée ; cela va être frustrant pour elle de ne plus y aller durant ces deux semaines."
La petite fille, elle, semble plus intéressée par les nouveaux jeux qui seront prochainement installés. "Est-ce qu'il y aura des balançoires ?", demande-t-elle.
Pour le moment, la composition de la future aire de jeux reste un mystère, mais elle se dévoilera au public lors de la réouverture du parc, le 2 octobre prochain.