Depuis plusieurs jours, des lycéens français organisent des blocus pour dénoncer des conditions d'études dégradées et un manque de moyens. Pablo, élève à Toulouse, regrette cependant que les images de violences...
l'essentiel Depuis plusieurs jours, des lycéens français organisent des blocus pour dénoncer des conditions d'études dégradées et un manque de moyens. Pablo, élève à Toulouse, regrette cependant que les images de violences fassent passer au second plan les revendications. Il évoque notamment le manque de professeurs et des classes surchargées, et appelle au dialogue pour éviter l'escalade des tensions.
Depuis plusieurs jours, un peu partout en France, des lycéens se mobilisent et organisent des blocus dans leurs établissements. Ils dénoncent des conditions d'études dégradées et le manque de moyens. Mais pour certains, ces revendications sont relayées au second plan.
Le lycée Toulouse Lautrec a été bloqué ce jeudi.
NATHALIE SAINT AFFRE
"On ne voit que des images de flammes, d'affrontements", déplore Pablo, élève en terminale générale au lycée Toulouse-Lautrec, dans la Ville rose. "Ce n'est pas ça la réalité des blocages et surtout, ça fait dire que le problème, c'est encore nous, les lycéens", poursuit-il.
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"Ce n'est pas juste une histoire de cantine""Je ne fais pas partie de ceux qui cassent, je trouve que c'est inutile", tient à préciser Pablo, 18 ans. Il refuse que l'ensemble des manifestants soit assimilé aux casseurs, et affirme vouloir rester dans une démarche pacifique.
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Le lycéen souhaite avant tout remettre en avant les causes de la mobilisation. "Ce n'est pas juste une histoire de cantine", appuie-t-il. Il évoque notamment le manque de professeurs et de matériel dans son établissement. Des enseignants de mathématiques seraient absents depuis la rentrée et plusieurs équipements feraient défaut. À cela s'ajoute la question des effectifs : "On est 38 par classe, ce n'est pas possible pour étudier correctement..."
Une rencontre avec le ministre ?Le rythme scolaire constitue également l'un de ses sujets de préoccupation. Quand il a cours entre 8 heures et 18 heures, Pablo assure se lever vers 6 heures et rentrer vers 20 heures. En parallèle de ses études, il est éducateur bénévole dans un club de football depuis trois ans. Une activité qu'il souhaite conserver, notamment parce que le bénévolat peut être pris en compte dans son dossier Parcoursup, alors qu'il envisage des études en STAPS pour devenir professeur d'EPS. "Mais dans tout ça, quand est-ce que je fais mes devoirs ?" s'interroge-t-il.
Pour lui, le dialogue doit permettre de comprendre ce qui pousse les élèves à se mobiliser et l'absence de communication risque, au contraire, d'entretenir les tensions. "J'aimerais beaucoup que le ministre de l'Éducation nationale vienne à notre rencontre, parce que pour l'instant, on n'est pas du tout écoutés. Et je crains que moins on sera entendus, plus ça va continuer."