En attendant la grande manifestation de 14 heures, des blocages ont été organisés de bonne heure ce mardi à Nîmes.
En attendant la grande manifestation de 14 heures, des blocages ont été organisés de bonne heure ce mardi à Nîmes.
Ce mardi, les blocages se poursuivent devant les lycées de Nîmes. Vers 8 heures, une centaine de jeunes et de représentants d’organisations syndicales sont réunis devant le lycée Alphonse Daudet dans une ambiance pacifique. Sur les pancartes accrochées aux grilles, on peut lire : "Dans la rue aujourd’hui pour ne pas y être demain", "La jeunesse fâchée, pas facho" ou encore "On veut étudier et pas survivre".
Une mobilisation importante pour les lycéen, juste avant le rassemblement prévu à 14 heures devant la maison carrée. "On est là pour soutenir, montrer qu’on est mobilisé", explique une élève du lycée Daudet. L’objectif : faire entendre leurs revendications pour faire réagir le Gouvernement.
"Dans les milieux populaires, les lycées n’ont pas assez de financement pour réparer les toitures par exemple".
"Pendant les examens, l’été, on se retrouve avec un ventilateur pour trois classes. Moi j’ai déjà fait un malaise à cause de la chaleur. Avec 35 élèves en classe, c’est intenable. Puis il n’y a pas assez d’infirmières en milieu scolaire. Et quand on voit que le principal problème pour le gouvernement, c’est le téléphone, alors qu’il y a d’autres problèmes plus urgents, ça nous donne juste l’impression qu’on est infantilisé."
Certains parents d’élèves se sont également joints au mouvement. "Je suis venue voir si tout se passait bien, car avec les débordements que l’on a entendus et les violences policières, c’est inquiétant", témoigne Céline, venue soutenir sa fille Lila. Pour elle, la présence des enseignants ce matin est rassurante. "Ça fait du bien de voir qu’ils sont aux côtés des lycéens. Il faudrait que les directions des établissements soient présenets aussi. Car aujourd’hui, le problème, c’est que la jeunesse est éveillée, elle voit que le gouvernement ne fait rien. Car quand on était jeune, on pouvait bloquer les lycées, on n’avait pas la bac qui nous fonçait dessus. Là, il y a beaucoup de violences", observe-t-elle.
Devant le lycée Hemingway, une petite centaine d'élèves sont également postés devant l'entrée. Des poubelles ont été positionnées pour bloquer l'accès. Une action largement soutenue par les klaxons des automobilistes passant devant l'établissement.
Aux abords de Dhuoda, un jeune a été interpellé. Les jeunes se sont déplacés à l'entrée de Daudet, les policiers bloquent les différents accès des rues encerclant les élèves sur le boulevard Victor Hugo.