Auteur d'un essai important, le seconde ligne, qui a aussi été immense dans le combat, voyait dans ce titre de champion de France, gagné samedi 6 juin à Paris, la consécration d'une très belle saison personnelle et...
Auteur d'un essai important, le seconde ligne, qui a aussi été immense dans le combat, voyait dans ce titre de champion de France, gagné samedi 6 juin à Paris, la consécration d'une très belle saison personnelle et collective.
Il y a des jours ou les planètes s’alignent. Ou, quoique l’on fasse, la pièce retombe toujours du bon côté. Ou la douleur insupportable devient supportable, tant l’enjeu est à la hauteur de l’évènement. A croire que la tramontane s’invitait dans les travées du stade Jean Bouin ! Dans la ville lumière, Loan Castano vivait sa première finale de Super XIII.
Un moment hors du temps. Et à seulement 24 printemps, le seconde ligne salanquais inscrivait son nom dans l’histoire. Avec 90 minutes dans les guiboles et un lactique qui frise le débordement. Ajoutez à cela un essai dans la musette, servi sur un plateau par Théo Fages et une débauche d’énergie à affoler les compteurs "l’essai fait plaisir, je n’ai pas souvent l’occasion de marquer. D’une intensité folle et d’un engagement à 200 %" lançait le seconde ligne salanquais.
Et des étoiles plein les yeux "c’est indescriptible , on s’est fait peur mais j’y ai toujours cru. L’équipe a cru jusqu’au bout. Il y avait ce petit truc en plus."
"Nous n’allons pas dormir de la nuit"
Et celle-là, il n’est pas près de l’oublier. Sur la pelouse impeccable de Jean Bouin et poussé par le kop pianenc, Loan Castano n’a pas baissé le regard face à l’armada carcassonnaise. Il a fait un travail de titan. Une étiquette qui lui colle à la peau et qui lui va si bien "personne ne nous attendait, nous avons eu un passage à vide en milieu de saison".
Et tandis que les uns courraient dans tous les sens quand les autres, presque affalés sur le pré réalisaient à peine le destin qui était le leur, après le coup de sifflet final qui intervenait comme une délivrance, le travailleur de l’ombre affichait un large sourire mais une joie mesurée. Comme si tout cela n’était qu’un rêve. Mais une fois la pression redescendue, il prendrait toute la mesure de l’évènement. Avant de confesser sans mal : "Nous n’allons pas dormir de la nuit. Nous allons dans la capitale, savourer et faire la fête ! Et demain, dès notre retour à Pia, nous poursuivrons les festivités. Les souvenirs de toute une vie !"
Une première finale, un premier titre. Difficile d’imaginer meilleure entrée dans le cercle des vainqueurs. Et celui-ci restera gravé à jamais dans sa mémoire.