Xavier Beauvois reprend les codes du film policier pour mieux s’en écarter, en faisant de la vulnérabilité de ses personnages son véritable sujet. Ce soir à 22h25 sur OCS et disponible à la demande sur myCANAL.
Nathalie Baye et Jalil Lespert dans « le Petit Lieutenant » de Xavier Beauvois WHY NOT PRODUCTIONS/THIERRY VALLETOUX
A l’époque, en 2005, le cinéma français est envahi de polars. Il y a des flics partout, surtout à la télé. C’est, littéralement, la légende du nouveau siècle : les serial killers et les enquêteurs trustent les écrans. « Le Petit Lieutenant » emprunte la même mythologie, mais y insuffle un style nouveau. Ce jeune lieutenant de police (Jalil Lespert), qui enquête sur la mort d’un SDF polonais, est vulnérable et, face à son commandant (Nathalie Baye), il se révèle.
C’est la découverte d’un cinéaste de talent. Pourtant, Xavier Beauvois, fils d’un préparateur en pharmacie et d’une professeure de couture, a mal commencé : échec à l’entrée de l’école de cinéma la Fémis, puis débuts en autodidacte avec des films comme « Nord » (1991) et « N’oublie pas que tu vas mourir » (1995).
Plus tard, il continuera son chemin avec « Des hommes et des dieux » (2010), « la Rançon de la gloire » (2015) et « les Gardiennes » (avec Nathalie Baye et sa fille Laura Smet, en 2017). « Le Petit Lieutenant » a été un joli succès à sa sortie et, depuis, Beauvois joue sa petite musique, loin de tous les courants et de toutes les chapelles.
◗ Samedi 3 octobre à 22h25 sur OCS. Film policier français de Xavier Beauvois (2005). Avec Nathalie Baye, Jalil Lespert. 1h50. (Disponible à la demande sur myCANAL).
Par François Forestier