À 22 ans, Louise Montangon s’inquiète des revendications autour du halal dans les établissements scolaires.
À 22 ans, Louise Montangon dit ressentir une inquiétude face à certaines revendications qui émergent dans les établissements scolaires et universitaires. Invitée sur le plateau de CNews, la jeune femme a réagi à la question des repas halal dans les cantines. Une séquence qui l’a conduite à livrer un discours très alarmiste sur l’avenir du pays et sur la place qu’elle estime laissée à certaines revendications religieuses.
Le sujet des cantines halal de nouveau sur la tableLouise Montangon commence par évoquer les Étudiants musulmans de France. Sur CNews, elle présente cette association comme étant "proche des Frères musulmans" et affirme qu’elle aurait été qualifiée comme liée à des mouvements islamistes. Elle ajoute que des représentants ont obtenu des sièges dans une instance nationale étudiante et estime qu’ils chercheraient à "imposer le halal dans les Crous".
Elle fait ensuite le parallèle avec ce qu’elle observe chez des adolescents. "Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit ? Des jeunes de 15-16 ans qui demandent du halal dans les cantines scolaires", lance-t-elle. Pour Louise Montangon, cette demande dépasse largement la seule question des menus servis aux élèves. Elle y voit le signe d’une évolution plus profonde qui l’inquiète particulièrement. "Mais il y a un moment donné, je me demande juste quand est-ce que là-haut, ça va se réveiller. Parce qu'on est en train de s'effacer, et moi, ça me fait très peur", poursuit-elle.
Louise Montangon se dit "nostalgique" d'une France inconnueLa jeune femme insiste ensuite sur son âge pour expliquer le malaise qu’elle ressent. "Et j'ai que 22 ans. Et ça me fait très peur, et j'ai l'impression d'être nostalgique d'une France que j'ai pas connue", confie-t-elle. Un sentiment qu’elle assure ne pas être la seule à partager. "Et je pense qu'il y en a beaucoup qui sont comme moi. C'est pas je pense, c'est que j'en suis sûre. Il y en a beaucoup qui sont comme moi".
À travers cette prise de parole, Louise Montangon veut donc s’adresser directement aux étudiants qui se reconnaissent dans son constat. Elle les appelle à ne plus rester silencieux et à afficher davantage leurs convictions. Son discours repose sur l’idée qu’une partie de la jeunesse penserait comme elle sans forcément oser l’exprimer publiquement.
Un appel lancé directement aux autres étudiantsLouise Montangon termine ainsi son intervention en appelant clairement à la mobilisation. "Il faut qu'on se lève et qu'on leur montre qu'on est nombreux, et plus nombreux qu'eux, et qu'on est une majorité qui se tait", affirme-t-elle. Elle estime que cette majorité supposée doit désormais prendre davantage de place dans le débat. "Mais à un moment, je pense qu'il va falloir qu'on l'ouvre, et sérieusement, parce que sinon ils vont prendre toute la place et nous, on va simplement disparaître".
Avec ces mots, la jeune femme transforme une discussion autour du halal dans les cantines en prise de position beaucoup plus générale sur la société française. Elle décrit une forme d’effacement qu’elle dit ressentir personnellement et qu’elle associe aux revendications religieuses qu’elle voit progresser dans certains établissements. À seulement 22 ans, Louise Montangon assume donc un discours inquiet et très offensif. Elle ne se contente pas de commenter la situation : elle appelle directement les étudiants partageant son point de vue à se faire entendre. À ses yeux, rester silencieux reviendrait à laisser d’autres imposer progressivement leurs revendications dans l’espace scolaire et universitaire.
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