Après avoir tenu tête à Gabrielle Attal, Louise Montangon se livre en toute franchise sur l’impact des convictions politiques sur la vie universitaire.
C’est l’un des visages qui attire l’attention ces derniers jours. Depuis plusieurs semaines, le blocus des lycées fait rage en France. En effet, les adolescents militent afin de dénoncer un cadre loin d’être favorable pour l’épanouissement en milieu scolaire. Mais si les manifestations se déroulaient dans le calme, les choses ont pris une tout autre tournure. Entre dégradation, violence contre les professeurs et réponse controversée des forces de l’ordre, la situation devient incontrôlable. De quoi faire réagir. Sur les plateaux, le sujet suscite les discussions, comme c’était le cas sur LCI, lorsque Louise Montangon a été invitée à donner son avis.
La jeune femme défie Gabriel Attal en directLe 6 octobre dernier, Louise Montangon était de passage sur LCI. L’occasion pour l’étudiante bordelaise de donner son avis sur la mobilisation de lycéens. Face à Gabriel Attal, ancien ministre de l’Éducation national, la jeune femme n’est pas passée par quatre chemins.
En effet, cette dernière l’a interrogé sur le niveau scolaire, la violence envers les enseignants et la suppression de postes. Et même face à la défense de l’homme politique, Louise Montangon ne s’est pas démonté. “Ça ne sert à rien de me regarder avec un petit sourire, votre bilan est désastreux !”, a-t-elle lancé. Un échange qui a rapidement fait le tour de la toile. Cette fois, c’est sur le plateau des Grandes Gueules que la jeune femme s’est exprimé.
Louise Montangon à cœur ouvert sur RMCSur le plateau des Grandes Gueules sur RMC, le témoignage de Louise jette un coup de projecteur brut sur le climat de tension qui peut régner dans les amphis. Pour l'étudiante, le constat est sans appel. En effet, assumer ses convictions de droite dans l'enseignement supérieur public relève désormais du casse-tête quotidien. Isolement, hostile ambiante et sentiment d'abandon, la jeune femme dénonce une pression systémique où ni le corps professoral ni les équipes administratives ne jouent leur rôle de rempart.
“Vous êtes simplement obligés finalement de quitter la fac parce qu'on ne peut pas étudier dans des conditions pareilles”, a-t-elle dénoncé. Un sentiment d’insécurité tel qu'il l'a poussée à interrompre son cursus en cours d'année : “J'ai arrêté les cours en pleine année parce que ce n'était plus possible [...], quand il y a 80 personnes qui vous attendent pour un comité d'accueil pour vous foutre dehors, vous n'êtes plus en sécurité.”
“Ils avaient débarqué à 200 contre moi”Toujours lors de son entretien sur le plateau des Grandes Gueules, Louise a décrit une confrontation qui a dépassé le cadre des simples débats d'idées pour virer au face-à-face musclé. Empêchée d'accéder aux cours, mais aussi aux espaces de travail communs, le quotidien de la jeune femme était loin d’être de tout repos. D’ailleurs, cette dernière se souvient d'une scène particulièrement marquante survenue lors d'élections universitaires.
Un simple arrêt pour prendre un café à la bibliothèque universitaire s'est transformé en véritable démonstration de force syndicale et militante. “Là, ils avaient débarqué à 200 contre moi”, a-t-elle révélé, fustigeant au passage l'attitude du personnel de l'établissement qu'elle estime avoir été passif, voire approbateur. “Et puis là, tout le personnel était complice de ça parce qu'ils ont voulu me sortir de la BU alors que j'avais littéralement un attroupement de 200 gauchistes et écervelés face à moi”, a-t-elle confié.
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