Menés à l’heure de jeu, les Biterrois ont fini par renverser les Narbonnais (34-24) et remporter un match précieux pour la suite de la saison. Retour sur la performance de l’ASBH de ce vendredi 25 septembre lors du...
Menés à l’heure de jeu, les Biterrois ont fini par renverser les Narbonnais (34-24) et remporter un match précieux pour la suite de la saison. Retour sur la performance de l’ASBH de ce vendredi 25 septembre lors du derby comptant pour la 5e journée de Pro D2.
On attendait ça. Il fallait ça. En fait, ce derby Béziers-Narbonne tombait à pic pour l’ASBH. "Quelle meilleure affiche pour lancer notre saison", soufflait, juste avant la rencontre, Charly Malié, peut-être le joueur le plus sensible ce que représente un tel rendez-vous.
L’ouvreur rouge et bleu, capitaine hier soir, a apparemment su trouver les mots pour faire comprendre à ses hommes l’importance de cet événement. À la fois comptablement, mais aussi pour tout ce qu’il représente.
Poussés par un Raoul-Barrière timide au début puis déchaîné en deuxième période, les Biterrois sont venus à bout de leurs meilleurs ennemis audois. Les anciens ont dû apprécier. D’ici et depuis le ciel.
Comment l’ASBH a-t-elle fait la différence face à Narbonne ?Hasard ou tout simplement le résultat du travail acharné effectué depuis presque trois mois, beaucoup de choses sont rentrées dans l’ordre face aux Orange et Noir. Tout n’a pas été parfait, loin de là, et tout le monde le reconnaissait volontiers à l’issue de la rencontre.
Mais voir les Héraultais avancer en mêlée, gagner les collisions, exister en touche et tenir la cadence pendant 80 minutes, ça changeait la donne. Comme par hasard, les trois-quarts ont eu des opportunités, ont pu jouer dans l’avancée et trouver des espaces en fin de partie, bien aidés par le travail de sape des avants.
L’essai de Barnabé Méchentel (67e) était un modèle du genre. "Franchement, bravo les gros", soulignait Malié au coup de sifflet final. On pouvait penser que l’enjeu allait nous brider, mais on a des jeunes fougueux et inconscients. Quand on voit l’essai de Barnabé, tous les trois-quarts ont touché le ballon. Ça récompense notre ligne de trois-quarts. D’ailleurs, cette ligne de trois-quarts, elle me plaît, c’est un mélange de vieilles ronces pour tenir le milieu de terrain et de jeunes qui prennent des risques."
Le carton jaune qui a tout fait basculerMais avant ce moment jubilatoire, il a fallu passer par une bonne heure de bras de fer intense. Les Narbonnais ont même longtemps semblé un ton au-dessus, mais ils étaient incapables de tenir le score.
À chaque fois que les protégés de Jacques Delmas scoraient, ils se mettaient à la faute. "En première mi-temps, on donne tous les points. C’était Noël", s’agaçait le manager audois.
Les Biterrois ont su courber l’échine et accélérer quand il fallait. Le carton jaune de Clément Bitz (64e), un ancien de la maison, a été le point de bascule.
Dans la foulée de sa sortie, la mêlée biterroise a renversé sa vis-à-vis et réveillé tout un stade, tout un club. Et à la fin, Béziers triomphait. C’était mérité. Tout le groupe peut partir en vacances l’esprit à peu près apaisé. "C’est maintenant que le plus dur commence", prévenait coach Gurthrö Steenkamp. Rendez-vous dans quinze jours.