Quatre matchs, quatre victoires bonifiées ! Après une entame de rencontre approximative, les Millavois ont fini par faire voler en éclats le verrou de Vergt (Dordogne), jusque-là invaincu. Une démonstration de force...
Quatre matchs, quatre victoires bonifiées ! Après une entame de rencontre approximative, les Millavois ont fini par faire voler en éclats le verrou de Vergt (Dordogne), jusque-là invaincu. Une démonstration de force et de maîtrise qui confirme les ambitions d’un SOM plus que jamais installé aux commandes de sa poule.
Si certains nourrissaient encore quelques doutes sur la capacité du Stade Olympique Millavois à jouer les premiers rôles cette saison, les hommes de Vercruysse se sont chargés de les dissiper. Et avec la manière ! Face à une formation de Vergt qui se présentait invaincue au Parc des sports, les Rouge et Jaune ont signé un quatrième succès bonifié consécutif en autant de rencontres. Un sans-faute qui en dit long sur le potentiel de cette équipe millavoise, aussi séduisante dans le jeu qu’impressionnante dans sa capacité à faire basculer les rencontres.
Pourtant, tout n’a pas été simple d’entrée. Gênés par des Périgourdins venus avec de réelles intentions, les Millavois ont d’abord peiné à trouver la bonne carburation. Quelques approximations, un manque de précision dans les transmissions et une défense visiteuse particulièrement agressive ont longtemps contrarié les offensives locales. Mais Vergt allait rapidement regretter de ne pas avoir davantage concrétisé ses dix premières minutes de domination, récompensées par seulement trois petits points, car lorsque la machine millavoise s’est mise en route, elle n’a laissé que des miettes à son adversaire.
Mguca sonne la charge, Unal enfonce le clouLe réveil a d’abord porté la signature du puissant pilier sud-africain Mguca. Lancé comme un bulldozer, le colosse millavois a fait exploser le rideau défensif périgourdin pour inscrire un premier essai tout en puissance. De quoi libérer les siens et lancer une véritable entreprise de démolition. Dans son sillage, les avants millavois ont progressivement pris l’ascendant, multipliant les séquences de jeu et mettant leurs adversaires au supplice. C’est finalement Unal, opportuniste au ras d’un regroupement, qui trouvait à son tour la faille pour alourdir la marque. Deux coups de massue qui renvoyaient des visiteurs déjà groggy aux vestiaires, avec un lourd retard au tableau d’affichage (20-3).
Une relance de folie pour assommer VergtEt si les Périgourdins espéraient profiter de la pause pour retrouver des couleurs, leurs dernières illusions allaient voler en éclats dès la reprise. Alors que Vergt semblait en mesure de se montrer dangereux dans les 22 mètres millavois, une perte de balle allait se transformer en véritable cauchemar. Depuis leur propre camp, les Rouge et Jaune déclenchaient une relance magistrale, faite de vitesse, de justesse et de prises d’intervalle. Le surnombre créé sur l’extérieur était parfaitement exploité et Austruy concluait une action de grande classe.
Un essai aussi spectaculaire que symbolique de la confiance qui anime actuellement cette formation millavoise. Pour Vergt, le coup était terrible. Pour le SOM, le début d’un véritable récital. La suite allait prendre des allures de démonstration. Homani, puis François, venaient à leur tour concrétiser la domination des locaux, au terme de mouvements collectifs parfaitement maîtrisés. Puissants devant, inspirés derrière, les Millavois récitaient leur rugby face à une défense périgourdine désormais dépassée par les événements.
Et comme tout semble sourire au SOM en ce début de saison, la réussite allait également s’inviter à la fête. Fournier profitait d’une touche contrée mais mal négociée par Vergt pour n’avoir plus qu’à aplatir, avant que Grangeon ne parachève le festival offensif. Sur un rebond aussi heureux que décisif, le ballon terminait sa course dans les bras de l’ailier millavois, qui ne se faisait pas prier pour ajouter son nom à la liste des marqueurs.
Une machine bien huilée… et des ambitions assuméesDe la réussite ? Assurément. Mais une réussite que les Millavois savent aussi provoquer, à force d’engagement, de vitesse et d’initiatives. Car au-delà de l’ampleur du succès, c’est bien la manière qui interpelle.
Avec un pack conquérant, des avants capables de faire avancer l’équipe sur chaque impact et une ligne de trois-quarts aussi tranchante qu’inspirée, le SOM affiche aujourd’hui les contours d’une formation particulièrement complète. Une mécanique collective bien huilée, dans laquelle chacun semble connaître sa partition et où la puissance des uns se conjugue parfaitement à la créativité des autres. Ce premier véritable choc de la saison, face à un adversaire qui n’avait pas encore connu la défaite, constituait un test grandeur nature. Les Millavois l’ont passé avec une autorité qui ne manquera pas de faire parler dans la poule.
Pour autant, pas question de céder à l’euphorie. Fidèle à sa ligne de conduite, le manager Vercruysse continue de prôner cette humilité qui accompagne la progression de son groupe. Une philosophie d’autant plus précieuse que cette équipe puise une grande partie de sa force dans son identité locale, avec de nombreux joueurs formés au cœur même de la cité du gant. Quatre rencontres, quatre victoires bonifiées et une première place solidement affirmée : le bilan est pour l’heure impeccable. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout l’impression de puissance collective dégagée par le SOM qui marque les esprits.
Millau avance, Millau séduit, Millau impressionne. Et à ce rythme-là, les Rouge et Jaune pourraient bien être difficiles à déloger de leur fauteuil de leader.
Millau 53 - 8 Vergt
Parc des Sports Gabriel Monteillet – Millau
Mi-temps : 20-3.
Arbitre : Mme Cornut.
Pour Millau : 7 essais : Mguca (22e), Unal (27e), Austruy (42e), Fournier (45e), Homani (60e), François (71e), Grangeon (78e) ; 6 transformations : Calvi (22e, 27e, 42e, 45e, 60e), Taillard (78e) ; 2 pénalités : Calvi (3e, 40e) ; 2 cartons jaunes : Calvi (52e), Loumingou (62e)
Pour Vergt : 1 pénalité : Becta Narbey (18e) ; 1 essai : Deschamps (64e) ; 1 carton jaune : Dessoudeix (30e)