Lors d’une balade dans les beaux quartiers parisiens, notre chroniqueuse Mara Goyet est tombée sur un os : des croquettes pour chien de mauvais goût…
Me voilà dans la très chic rue d’Auteuil, à Paris. Je flâne agréablement lorsque, dans une vitrine, apparaît l’objet du délit. Celui qui va déclencher dans mon esprit une tornade de questionnements, de mises en perspective, de tourments idéologiques. Il s’agit d’un sachet de croquettes pour chien en apparence banal (à moins qu’il y ait eu récemment un « croquettegate » qui m’aurait échappé) sur lequel est apposée cette mention clivante : « gibier frais ». Vous avez bien lu. (« En 2026, la nausée », « si c’est vrai, c’est très grave », commenterait le chœur antique de notre temps.)
Dans ce quartier de Paris, j’imagine que cette mention « problématique » – dont je me fiche néanmoins complètement – a moins d’impact que si nous nous étions trouvés devant le siège des Ecologistes ou du Parti animaliste.
Du gibier frais, donc. Le fruit de la chasse, donc. Frais, de surcroît (ici, on…

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