Après plusieurs jours de tensions autour du collège Pasteur de Lavelanet, le Dasen de l’Ariège, Louis Alberici, s’explique sur le maintien du brevet dans l’établissement et la fermeture d’une classe à la rentrée. Il...
l'essentiel Après plusieurs jours de tensions autour du collège Pasteur de Lavelanet, le Dasen de l’Ariège, Louis Alberici, s’explique sur le maintien du brevet dans l’établissement et la fermeture d’une classe à la rentrée. Il assure que les moyens spécifiques liés au réseau d’éducation prioritaire ne sont pas remis en cause.
Après plusieurs jours de tensions autour du collège Louis-Pasteur de Lavelanet, marqués par l'incertitude sur le lieu du brevet et la suppression annoncée d'une division à la rentrée, le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) de l'Ariège, Louis Alberici, a tenu à clarifier sa position.
Premier sujet de satisfaction pour le représentant de l'Éducation nationale : le brevet des collèges a finalement bien pu se dérouler au sein de l'établissement. Un revirement de dernière minute qui avait mis les familles dans l'incompréhension après l'annonce, quelques heures plus tôt, d'un transfert des épreuves au collège Victor-Hugo.
"Le brevet a été maintenu sur place", rappelle Louis Alberici. "Nous avons eu un échange avec les parents d'élèves afin de lever le malentendu concernant le déroulement des épreuves. Les parents ont réaffirmé qu'ils ne bloqueraient pas les épreuves et, grâce au dialogue que nous avons engagé, nous avons pu réinstaller le brevet au collège Pasteur."
Si cet épisode semble désormais clos, le désaccord demeure sur la fermeture d'une classe à la rentrée prochaine. Une décision que les parents dénoncent depuis plusieurs semaines, estimant qu'elle fragilise un établissement classé en Réseau d'éducation prioritaire (REP).
Le Dasen assume cette suppression mais insiste sur sa justification. "Cette fermeture est liée à l'évolution des effectifs. Il y a moins d'élèves, donc il y a besoin de moins de classes", explique-t-il. Selon lui, cette situation n'a rien d'exceptionnel et s'inscrit dans une tendance démographique qui touche progressivement l'ensemble du système scolaire en Ariège.
"C'est exactement ce qui s'est passé dans les écoles et ce qui concernera de nombreux collèges et lycées dans les années à venir", poursuit-il. "Les générations sont moins nombreuses depuis plusieurs années et elles arrivent désormais au collège."
En revanche, Louis Alberici réfute les critiques concernant une remise en cause des moyens accordés au titre de l'éducation prioritaire. "Il faut bien distinguer l'évolution des effectifs des moyens spécifiques du REP", insiste-t-il. "Les 30 heures hebdomadaires accordées au collège pour construire des projets et accompagner les élèves sont maintenues. Les moyens spécifiques au REP n'ont pas été touchés."
Pour le Dasen, le collège Pasteur continue ainsi de bénéficier d'un accompagnement renforcé. "Nous sommes dans un secteur défavorisé. Il a toujours été question de donner davantage aux élèves qui en ont le plus besoin. Monsieur le recteur et moi-même continuons à attribuer des moyens supplémentaires à ce collège."
Au terme de plusieurs jours de crispation, Louis Alberici veut retenir l'issue des discussions. "Nous avons eu un dialogue constructif qui a permis de trouver des solutions avec les parents d'élèves et avec les équipes du collège Pasteur. Des solutions qui garantissent la réussite des élèves et la préparation de la rentrée prochaine dans de bonnes conditions."
Des explications qui ne devraient toutefois pas suffire à apaiser totalement les inquiétudes des parents d'élèves, lesquels ont déjà annoncé leur intention de poursuivre leurs démarches auprès du rectorat afin d'obtenir le maintien de la classe supprimée.