Pendant tout l’été, nous écoutons dans cette chronique la révolution de la nouvelle chanson au féminin, avec tout ce que disent enfin les artistes, ces dernières années – aujourd’hui, "Je t’accuse", par Suzane.
Pendant tout l’été, nous écoutons dans cette chronique la révolution de la nouvelle chanson au féminin, avec tout ce que disent enfin les artistes, ces dernières années – aujourd’hui, "Je t’accuse", par Suzane.
Publié le 06/07/2026 15:53
Temps de lecture : 1min
La chanteuse Suzane (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
C’est un événement, quelque chose qui a bouleversé la chanson française. En avril 2025, l’audio et la vidéo de la chanson Je t’accuse, de Suzane, sortent en même temps. Cela commence par le prénom de Gisèle – Gisèle Pélicot, évidemment, victime d’une des plus effroyables affaires de viol en France, qui amène à la condamnation de cinquante et un hommes. Puis d’autres noms et "moi aussi".
Suzane dit "moi aussi" et elle lâche la bride à une vibrante colère.
Je t’accuse n’est pas seulement une mise en accusation de la justice et, plus largement, de multiples instances dans la société française – la police, les familles, l’église, les voisins, tous accusés de détourner les yeux devant les violences sexuelles – de ne rien faire.
C’est un événement pour la chanson – mais pas seulement pour la chanson : une artiste dit qu’elle a été violée. Pas de métaphore, pas de double sens, pas de litote. Cette chanson ne circule pas sous le manteau ou par des circuits marginaux.
Dans l’épisode de Ces chansons qui font l’actu aujourd’hui, vous entendez des extraits de :
Suzane, Je t'accuse, 2025
Mireille Darc, Déshonorée, 1965
Mireille, Les Trois gendarmes, 1933
Georges Moustaki, Chanson cri, 1976
Pierre Perret, Mon p'tit loup, 1979
Suzane, Je t'accuse, 2025
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