Tensions politiques, canicule… La foire organisée par le président américain sur le National Mall, à Washington, tourne au fiasco.
International 03/07/2026 12:32 Actualisé le 03/07/2026 16:48
Tensions politiques, canicule… La foire organisée par le président américain sur le National Mall, à Washington, tourne au fiasco.
Des stands déserts et une foule éparse. À Washington, la « Great American State Fair », grande foire patriotique pour les célébrations des 250 ans de la Déclaration d’indépendance, sur lesquelles Donald Trump a mis la main, brille surtout par ses visiteurs clairsemés.
Sur ces images tournées par Fox News et repérées par un journaliste américain, presque aucun visiteur n’est visible. Quelques dizaines de personnes seulement circulent sur le National Mall, où la foire est organisée. Les scènes ont de quoi inquiéter le président américain qui doit y tenir un meeting politique le 4 juillet, date anniversaire des États-Unis.
La presse américaine est également sévère avec l’évènement. Dans USA Today, l’éditorialiste Rex Huppke compare la foire à « regarder le tyran de son lycée organiser une fête à laquelle personne ne vient ». Comme ses confrères, CNN rend compte, sans détour, d’une « affluence clairsemée ».
La perception internationale de l’événement n’est pas non plus grandiose. « N’essayez pas d’organiser une grande fête pour célébrer votre mandat alors que vous êtes un président historiquement impopulaire », conseille avec ironie le journal britannique The Guardian.
L’absence de visiteurs peut s’expliquer par la division qui règne autour de l’organisation de l’événement. La foire avait été imaginée il y a plusieurs années par le comité « America 250 », un groupe de députés issu des deux partis, républicain et démocrate. L’idée était de célébrer l’histoire, la culture et l’innovation avec les personnes qui ont façonné l’Amérique.
Mais des tensions politiques ont rapidement émergé entre « America 250 » et « Freedom 250 », un partenariat public privé mis en place par la Maison Blanche et dirigé par des alliés de Donald Trump pour organiser une partie des animations liées aux 250 ans de la Déclaration d’indépendance et qui semble avoir récupéré la foire.
« Dès que Trump touche quelque chose, il le rend politique, le centre sur lui-même. C’est pour ça que c’est vide aujourd’hui », soutient Jesse, thérapeute de 50 ans, interrogée par l’AFP mercredi 1er juillet. Si l’événement avait eu lieu comme prévu, les gens se seraient retrouvés « épaule contre épaule » selon elle.
Les 56 états et territoires américains disposent chacun d’un stand d’exposition, mais certains sont pratiquement vides, le Massachusetts et la Caroline du Nord ayant par exemple refusé officiellement l’invitation.
Au-delà des divisions politiques, la presse américaine et britannique rappelle les prix bien trop chers sur place ainsi que la canicule qui frappe une partie des États-Unis. La chaleur est étouffante à Washington, alors que 40 °C sont annoncés samedi dans la capitale. Plusieurs stands ont été forcés de fermer mercredi, faute de climatisation. Pour se rafraîchir, la bouteille d’eau est vendue… 5 dollars.