Entre 3 000 et 4 500 personnes ont rendu hommage à Louis, à Narbonne, ce dimanche 5 juillet. La maman de l’adolescent, lynché sur un chantier à Narbonne, a pris la parole. La deuxième partie de la marche blanche a été...
Entre 3 000 et 4 500 personnes ont rendu hommage à Louis, à Narbonne, ce dimanche 5 juillet. La maman de l’adolescent, lynché sur un chantier à Narbonne, a pris la parole. La deuxième partie de la marche blanche a été récupérée par les groupes identitaires.
Ce dimanche 5 mai avait lieu à Narbonne "la dernière marche", selon la maman de Louis, et ce sont entre 3 000 et 4 500 personnes qui sont parties de la place de l’Hôtel-de-Ville jusqu’au chantier où Louis a été battu à mort le 19 juin dernier par 5 agresseurs, aujourd’hui placés en détention provisoire pour tentative d’assassinat.
Dans la foule, des pancartes brandies appelant à une "Justice pour Louis", certaines personnes fustigeaient l’Aide Sociale à l’Enfance, Louis ayant été hébergé en foyer d’urgence les deux mois précédant sa mort. Dans le cortège, les députés RN Frédéric Falcon et Edouard Jordan. Eric Zemmour et Marion Maréchal étaient présents avec leurs gardes du corps. Louis Aliot, le maire de Perpignan, Julien Odoul, porte-parole du RN, Stéphane Ravier, sénateur d’extrême droite, mais aussi Damien Rieu, Julien Leonardelli… Dans le cortège, on comptait également 400 identitaires, dont des Espagnols.
La maman de Louis a pris la parole.
Independant - PHILIPPE LEBLANC
Ne plus jamais ressentir cette colère, cette douleur
Arrivée à proximité du chantier, la maman de Louis, qui tenait une banderole à l’effigie de son fils avec ses proches, s’est exprimée avec ses mots de maman, arrachant des larmes dans la foule. Elle avait auparavant souhaité que la marche, la dernière, soit calme et respectueuse, uniquement en hommage à Louis. Mais après avoir parlé affectueusement de son fils, elle a plaidé pour une répression implacable : "Je vais me battre jusqu’à ma dernière force, s’il le faut, pour que justice te soit rendue. Mais aujourd’hui, la justice des hommes tels qu’elle est ne me convient pas. Quand je t’ai dit que j’allais me battre pour que justice te soit rendue, je vais me battre pour que leurs peines soient à la hauteur de ce qu’ils t’ont fait. Je ne veux plus entendre parler d’excuses de minorité. Personne n’invoque ta minorité pour condamner plus sévèrement ceux qui, du même âge que le tien, ont arraché ton arraché à la vie. Parce que toi aussi, mon fils, tu avais une vie à construire, un avenir à créer. Ce n’est pas entendable que tes assassins ne passent que huit, dix ans de prison ou vingt pour les plus âgés, sans parler de remise de liberté pour bonne conduite ou tout droit pour remise de peine. Je me battrai, mon fils, je me battrai pour qu’ils prennent tous trente ans de peine ferme, incompressible, définitive. Nous allons redonner tout le sens au mot perpétuité. Je le ferai pour toi, mon fils, mais aussi pour ne plus jamais ressentir cette colère, cette douleur".
Derrière la banderole, la maman et la tante de Louis.
Independant - PHILIPPE LEBLANC
La mère de Louis et la famille se sont ensuite éclipsées, laissant le champ libre aux identitaires et à leurs slogans plus ou moins repris par la foule. Alors que des mères accompagnées de leurs enfants venaient déposer des fleurs, la Marseillaise a été entonnée, et la marche blanche a entamé son retour vers la Place de l’Hôtel-de-Ville, non sans que quelques identitaires collent des autocollants sur les abribus et arrachent certaines affiches, sous les cris et les slogans nationalistes.