Lundi, la Limbourgeoise a dompté Marie Bouzkova pour s’offrir son premier quart de finale en Grand Chelem depuis l’US Open 2020. Une première, sur le sol britannique, qui ne surprend pas Thierry Van Cleemput. ...
Il aura fallu une quatrième tentative, l'année de ses 30 ans, pour voir Elise Mertens franchir enfin ce cap. Ce lundi, sur le court n°2 de l'All England Club, la Limbourgeoise a validé son billet pour les quarts de finale de Wimbledon en dominant Marie Bouzkova (WTA 23) sur un double 6-4.
La tâche n'avait rien d'une formalité. Fraîchement sacrée à Nottingham, la Tchèque restait sur une série de huit victoires consécutives sur gazon. Elle a d'ailleurs cru bien faire en empochant les deux premiers jeux de la rencontre. Mais Mertens a rapidement renversé la vapeur, se montrant plus clinique sur les balles importantes avec au final plus de coups gagnants et moins de fautes directes.
"Ce fut un match très difficile, il n'a pas commencé comme je l'espérais, a expliqué la n°1 belge auprès de Tennis Belgium. Il y avait beaucoup de vent, qui tournait dans tous les sens, ce qui rendait les conditions compliquées. Mais je pense que c'était un bon match. Mon adversaire est une très bonne joueuse, qui restait sur une belle série de victoires."
Grâce à ce succès, Mertens devient la quatrième joueuse belge à atteindre les quarts de finale à Wimbledon, après Justine Henin, Kim Clijsters et Kirsten Flipkens, demi-finaliste en 2013. Avant cette édition 2026, la Louvaniste n'avait jamais dépassé les huitièmes de finale sur le gazon londonien, où elle avait buté à ce stade à trois reprises (2019, 2022, 2025).
"Je me suis dit que c'était peut-être ma chance, peut-être même ma dernière, qui sait ? Peut-être pas, mais j'ai désormais 30 ans. Réussir enfin à franchir ce cap et atteindre un quart de finale ici, c'est quelque chose d'incroyable. Aujourd'hui, j'ai vraiment cru en moi et cela a payé."
Ce quart de finale, qu'elle disputera mercredi face à la Tchèque Linda Noskova (WTA 12), sera le quatrième de sa carrière dans un tournoi du Grand Chelem, après l'Open d'Australie 2018 (où elle avait atteint le dernier carré, son meilleur résultat), l'US Open 2019 et l'US Open 2020. Six ans, donc, qu'elle n'avait plus goûté à ce stade de la compétition.
"Cela remonte à très longtemps, reconnaît-elle. Mais cela montre surtout que je reste extrêmement motivée. Ce n'est pas toujours facile de rester au plus haut niveau, mais réussir à atteindre ce quart de finale ici est un rêve que tous les joueurs et toutes les joueuses partagent. L'aventure n'est pas terminée, qui sait encore ce qui est possible ? Aujourd'hui, je vais profiter de cette victoire, puis dès mardi nous recommencerons à préparer la suite."
guillementElise est un monstre de constance dans son travail.
Croisé ce lundi au Challenger 50 de Liège, Thierry Van Cleemput, directeur technique de Tennis Wallonie-Bruxelles, ne se montrait guère surpris. "Sur gazon, avec son jeu et ses qualités au retour et au service – des coups essentiels sur cette surface qu'elle peut davantage travailler en double – les circonstances s'y prêtent plutôt bien. Et puis, à 30 ans, elle n'est pas hors d'âge, elle n'est pas usée sur le plan physique."
Pour lui, la victoire retentissante de Mertens sur la n°2 mondiale Elena Rybakina au tour précédent lui a donné une dose de confiance supplémentaire.
Et de pointer la longévité de la Limbourgeoise : "Elle est sur le circuit depuis de nombreuses années, on connaît son sérieux. C'est un monstre de constance dans son travail : elle ne papillonne pas, il n'y a pas d'état d'âme, beaucoup de rigueur. Elle a une carrière en simple et en double tout de même assez extraordinaire. On pourrait la qualifier de Vertonghen du tennis."
Mercredi, la native de Louvain défiera la Tchèque Linda Noskova (WTA 12).
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