L’élue de 61 ans s’en est de nouveau pris à l’attaquant des Bleus, depuis le Sénat paraguayen, assurant qu’elle ne vise pas la France dans cette histoire.
Sport 09/07/2026 09:17 Actualisé le 09/07/2026 12:25
L’élue de 61 ans s’en est de nouveau pris à l’attaquant des Bleus, depuis le Sénat paraguayen, assurant qu’elle ne vise pas la France dans cette histoire.
Décidément, Celeste Amarilla en veut énormément à Kylian Mbappé. La sénatrice paraguayenne la plus célèbre du moment en a remis une couche sur le joueur de l’équipe de France, qu’elle avait initialement ciblé dans un message raciste après le 8e de finale du Mondial France-Paraguay remporté par les Bleus (1-0).
Lors d’une séance officielle au Sénat paraguayen, la parlementaire a maintenu sa position, assurant que son intention n’était pas d’attaquer la France en tant que nation, mais bien de viser uniquement Kylian Mbappé.
Elle a notamment évoqué un échange entre l’attaquant français et le gardien paraguayen Orlando Gill à la fin du match. « Quand Orlando Gill (le gardien du Paraguay, NDLR), un jeune qui mettait sans doute les pieds en Coupe du monde pour la première fois, qui découvrait probablement l’Europe pour la première fois, jouait devant le monde entier et tend la main avec toute l’humilité d’un Paraguayen, ce fils de p*** (Kylian Mbappé, NDLR) refuse de lui serrer la main et lui crie au visage. Ça, ce n’est pas français. Un Français n’aurait jamais fait ça », a lancé Celeste Amarilla (à écouter dans la vidéo plus bas).
« La France, c’est Jean-Jacques Rousseau, René Descartes, Montesquieu, Victor Hugo, Simone de Beauvoir, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Je refuse de réduire toute cette immense France, ainsi que son immense héritage culturel, artistique et démocratique, à Mbappé », a ajouté l’élue de 61 ans.
Dans d’autres propos rapportés cette fois-ci par le média paraguayen ABC Color et repérés par Le Parisien, Celeste Amarilla a aussi déclaré : « Je persiste, et vous pouvez relire mes propos. Vous pouvez juger cela aussi inapproprié que vous voulez, mais cela visait Mbappé. À quel moment est-ce que je mentionne la France ».
« Je crois que Mbappé n’a même pas lu mon message. Je crois que quelqu’un l’a instrumentalisé. En outre, la France n’est pas la France de Mbappé. La France, c’est la France de Voltaire. La France, c’est la France de Rousseau. La France est bien trop grande pour être réduite à Mbappé », a-t-elle rabâché.
Après son message initial contre Kylian Mbappé, le congrès paraguayen avait adopté une résolution la tenant personnellement responsable de ses propos. Ce à quoi elle a volontiers répondu. « Je pouvais demander moi-même qu’ils fassent cela si ça peut les rassurer, parce que je vois des gens effrayés, qui ont honte de moi. Je peux leur enlever cet énorme poids des épaules », a-t-elle évacué.
« La France ne peut pas me poursuivre pour ce que j’ai dit à un Français », a aussi insisté Celeste Amarilla, alors qu’une enquête a été ouverte à Paris après ses propos pour injure publique et provocation publique à la haine ou à la violence, à la suite d’une plainte de la Fédération française de football reçue par le pôle national de lutte contre la haine en ligne.
« Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés », avait notamment écrit sur X l’élue d’opposition au Sénat paraguayen peu après France-Paraguay, provoquant la colère du numéro 10 français et un tollé mondial.