Alors que les conditions climatiques sont de plus en plus imprévisibles, les vignerons, véritables sentinelles du climat, tentent de trouver des solutions pour produire des vins frais et équilibrés.
En trente ans, la teneur en alcool potentiel et l’acidité du raisin ont augmenté en France. SVITTLANA KUCHINA/GETTY IMAGES
Pour aller plus loin
Chaleurs extrêmes, épisodes de gel, baisse ou augmentation de la pluviométrie : les vignerons, en première ligne, observent les bouleversements climatiques dans leurs vignes. Si le grand enjeu reste de savoir comment continuer à produire du vin dans ces conditions, l’autre gageure est de garder fraîcheur et acidité, sans s’envoler dans des degrés d’alcool élevés. Des questions prises en compte pendant dix ans par le projet Laccave mené par l’Institut national de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (Inrae) autour de l’adaptation de la viticulture au changement climatique. On y découvrait notamment que la teneur en alcool potentiel avait augmenté et l’acidité baissé dans les raisins et les vins partout en France depuis trente ans. Parmi les recommandations des chercheurs, on trouvait celles-ci : protéger les sols, choisir d’autres expositions pour les vignes ou encore utiliser des cépages plus résistants. Tant de pratiques qu’utilisent déjà de nombreux vignerons. D’autant plus que les Français, eux, sont à la recherche de vins plus légers à siroter.
Cécile Coulon-Leroy, chercheuse spécialisée sur le lien entre les terroirs et la typicité des vins, travaille avec les appellations d’origine protégée (AOP) et les indications géographiques protégées (IGP) et réalise des enquêtes de terrain auprès des vignerons : « Historiquement, les parcelles cons…

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