En pleine Première Guerre mondiale, Cupidon rapproche une fille de la bourgeoisie parisienne d’un jeune Egyptien non voyant au destin exceptionnel. Ils ne se quitteront plus.
SUN BAI POUR « LE NOUVEL OBS »
Quel dommage que les grands poètes arabes ne se soient pas penchés sur cette histoire ! Ils en eussent fait ce à quoi elle ressemble – un conte oriental. Cela commence au bord du Nil, à la fin du XIXe siècle, de façon triste, comme il sied à un conte. Fils d’une famille très pauvre de Moyenne-Egypte, Taha Hussein (1889-1973), alors enfant, souffre d’une maladie des yeux que nul ne peut soigner. Il perd la vue. Son destin semble tout tracé. Il va devenir un de ces récitateurs du Coran qui psalmodient le texte saint durant les enterrements.
Frappés par son intelligence et sa mémoire vertigineuse, quelques maîtres en décident autrement. Ils l’aident à entrer à l’université du Caire. Ses résultats y sont si brillants qu’il obtient bientôt une bourse pour aller étudier à Paris. Il y arrive une première fois en 1914. Le séjour se passe mal…

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