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Vous avez manqué nos rencontres littéraires à MOT pour Mots ? Revivez-les en podcast cet été

Дата публикации: 21-07-2026 10:00:17

Le festival organisé par « le Nouvel Obs », « le Monde » et « Télérama » s’est déroulé début juin à la Villette. Les interventions d’Ovidie, Judith Godrèche, Daniel Pennac, Riad Sattouf ou encore Philippe Jaenada seront prochainement à retrouver en version audio, parmi les podcasts du « Monde ».

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Séphora Pondi, Nolwenn Le Blevennec, Judith Godrèche et Ovidie au festival MOTS pour Mots, le 6 juin dernier.  MARWEN FARHAT POUR « LE NOUVEL OBS »

Vous n’avez pas pu vous déplacer à La Villette (Paris-19e) début juin ? Pas de panique. « le Nouvel Obs », « le Monde » et « Télérama » vous offrent une session de rattrapage de la cinquième édition de ce festival littéraire. Ce joyeux week-end qui mettait à l’honneur la bande dessinée, le roman, le polar ou la poésie a eu pour parrain l’auteur et réalisateur Riad Sattouf, compagnon de longue date du « Nouvel Obs », où il a créé les aventures d’Esther. On y a aussi aperçu Ovidie, Judith Godrèche, Daniel Pennac, Chantal Thomas, « Inspecteur » Jaenada... Ces conversations passionnées, érudites et nourrissantes, seront prochainement à consulter en version audio, parmi les podcasts du « Monde », dans l’onglet « MOT pour Mots ». A écouter au bord d’une plage, lors d’une grande randonnée ou dans la tranquillité d’une chambre à soi. Voici le programme des réjouissances.

22 juillet : pour sortir du silence, avec Ovidie, Judith Godrèche et Séphora Pondi

◗ Avec Nolwenn Le Blevennec (« le Nouvel Obs »).

L’intime est politique. Ovidie et Judith Godrèche le prouvent en analysant ce qu’elles ont vécu pour mettre au jour les mécanismes de domination et de reconquête de soi : la fabrique du silence, les structures de pouvoir des industries culturelles, les formes contemporaines de résistance féministe. Comment transformer l’expérience personnelle en geste collectif ? Comment faire œuvre après avoir parlé ? Que change la parole quand elle circule ? Les derniers livres de Judith Godrèche, « Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux » (Seuil, 2026), et d’Ovidie, « Slut shaming » (La Découverte, 2026), dénoncent la mise au pas des femmes, qui doivent se taire et tout supporter ou subir l’opprobre et la honte. Leur rencontre sera ponctuée d’une lecture par Séphora Pondi, dont la voix singulière ouvre un espace politique plus large autour des corps et des mémoires invisibilisés.

29 juillet : mots de passe, avec Daniel Pennac

◗ Avec Raphaëlle Leyris (« le Monde »).

La Villette n’est-elle pas un lieu idéal pour évoquer avec Daniel Pennac une œuvre qui a (notamment) mis au centre de la carte littéraire le quartier de Belleville, tout proche ? Aucun office du tourisme n’aurait pu rêver meilleure publicité que la série des Malaussène, inaugurée par « Au bonheur des ogres » chez Gallimard en 1985 et qu’est venue (théoriquement) clore « Terminus Malaussène », en 2023. L’auteur de « la Fée Carabine » revient sur ce cycle, son écriture « métaphorante », ses personnages inspirés par tant d’amis (il l’a raconté dans « Mon assassin », en 2024), mais aussi sur le reste de son travail, son emploi du « je », le rapport entre son écriture et les autres arts… De son lien avec la peinture et la photographie témoigne « le Roman des regards » (Philippe Rey, 2025), où ses textes accompagnent des clichés de visiteurs de musée, pris de dos par le curieux photographe Laurent Mallet.

5 août : mentor et disciple, avec Riad Sattouf et Théo Grosjean

◗ Avec Amandine Schmitt (« le Nouvel Obs »).

« Le Petit Gendarme ou l’Enfance de Riquet », de Théo Grosjean, met en scène un petit garçon dans une caserne de la banlieue de Grenoble dans les années 1990. S’il ne doute pas de l’amour de sa mère, ni de celui de sa sœur et de son frère, une figure lui résiste : son père gendarme, colérique, féru d’armes et de grosses motos. Perturbé par un climat familial délétère, Riquet se soulage en grimaçant à outrance… Inspiré de souvenirs d’enfance, ce premier tome d’une future trilogie tout en dégradés vert menthe traduit avec humour et une pointe d’angoisse les fortes impressions que produisent les adultes sur les enfants. L’influence de « l’Arabe du futur », de Riad Sattouf, y est manifeste. Théo Grosjean, spécialiste des formes d’anxiété avec les séries « l’Homme le plus flippé du monde » (Delcourt, 2020-2024) ou « Elliot au collège » (Dupuis, 2023-2026), est le premier auteur que Sattouf publie au sein de sa maison d’édition, Les Livres du futur.

12 août : l’art du fragment, avec Chantal Thomas et Charlotte Casiraghi

◗ Avec Elisabeth Philippe (« le Nouvel Obs »).

Les livres de Charlotte Casiraghi et de Chantal Thomas, intitulés « la Fêlure » (Julliard, 2026) et « Femmes sur fond azur » (Seuil, 2026), font bien plus que rimer. Pour son premier ouvrage, Charlotte Casiraghi s’est lancée dans une « enquête vivante, littéraire, incarnée, sur ces lézardes d’où sourd la tragédie de notre sort partagé, et qui sont sans doute le lieu à partir duquel nous pensons et aimons avec la plus grande intensité ». Elle convoque des écrivains et des artistes tels que Marguerite Duras, Maya Angelou, Gilles Deleuze, Ingeborg Bachmann ou Colette. On retrouve cette dernière dans la série de portraits que l’académicienne Chantal Thomas consacre à des femmes qui, toutes, se sont réinventées face à la Méditerranée : la reine Victoria, Katherine Mansfield, Marie Bashkirtseff ou sa propre mère, Jackie. Deux livres en fragments qui ouvrent, chacun à sa manière, une voie vers la lumière.

19 août : la mélancolie est une bien belle chose, avec Philippe Jaenada

◗ Avec Raphaëlle Leyris (« le Monde »).

En près de trente ans, Philippe Jaenada a construit une œuvre reconnaissable à son usage généreux des parenthèses et à sa tendresse bourrue. Deux périodes s’y distinguent : la première, très autobiographique, court du « Chameau sauvage » (Julliard, prix de Flore 1997) à « la Femme et l’Ours » (Grasset, 2011). La seconde, ouverte par « Sulak » (Julliard, 2013), plonge dans des faits divers au fil de « la Petite Femelle », « la Serpe » (Julliard, 2015 et 2017), « Au printemps des monstres » et « La désinvolture est une bien belle chose » (Mialet-Barrault, 2021 et 2024). Avec ce que l’écrivain appelle « l’une de [s]es principales obsessions, ou passions mélancoliques : le passage du temps, l’évolution implacable […], les vestiges, les fantômes, les ombres et les sentiments éternels, les gens et les lieux qui sont effacés, avalés, l’esprit qui résiste, qui les maintient le plus longtemps possible ».

Par  BibliObs

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Классификация: Культура. Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 9. Тональность: 0. Информативность: 7. Источник: www.nouvelobs.com.