Un violent incendie a ravagé 4 150 mètres carrés de la manufacture des tabacs de Tonneins, ce mardi 21 juillet. Ce mercredi, même si le feu est maîtrisé, quelques pompiers sont encore sur place en surveillance. Ce...
Un violent incendie a ravagé 4 150 mètres carrés de la manufacture des tabacs de Tonneins, ce mardi 21 juillet. Ce mercredi, même si le feu est maîtrisé, quelques pompiers sont encore sur place en surveillance. Ce drame, qui a touché un bâtiment historique de la ville, n’a pas manqué de faire réagir. Politiques et anciens élus témoignent de leur profonde tristesse.
À Tonneins, ce mardi 21 juillet 2026 restera gravé dans les mémoires. Tristement, car c'est un de leurs emblèmes qui a été touché en son cœur. Peu avant 10 heures, un incendie s'est déclaré dans la partie patrimoniale de la manufacture des deux tabacs, située en plein centre-ville. Au total, quelque 4 150 mètres carrés ont été rongés par les flammes.
Dans la cité tonneinquaise, ce bâtiment n'a rien d'anodin. C'est un édifice historique. Une fierté, pour certains. C'est même "un peu notre cathédrale", confie Denis Bertolaso, maire de Tonneins. Alors forcément, lorsqu'un tel événement se produit, Tonneins est touchée. Ses administrés aussi. "C'est souvent lorsqu'on s'apprête à perdre un lieu que l'on mesure pleinement ce qu'il représente pour un territoire, son histoire et ses habitants", écrit Val de Garonne tourisme sur ses réseaux sociaux.
"C'est une catastrophe pour notre ville"De son côté, l'ancien premier édile de Tonneins, Dante Rinaudo, n'a pas non plus tardé à réagir. "Aujourd'hui, c'est une catastrophe pour notre ville, se désole-t-il. Cela ruine tous les projets que nous avons mis en place. C'est notre bâtiment emblématique. Nous sommes particulièrement affectés, très touchés." La forte symbolique de la Manu, comme les Tonneinquais la surnomment affectueusement, rayonne au-delà des frontières de la ville. "Mes pensées accompagnent toutes celles et ceux pour qui la manufacture représentait un symbole fort de l'histoire industrielle et de l'identité de notre territoire", déclare Christine Bonfanti-Dossat, sénatrice du Lot-et-Garonne.
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Pour Dante Rinaudo, le bâtiment était même "l'avenir de notre ville". Car même si, au tout début des années 2000, son activité a cessé, la Manu fait toujours autant parler d'elle deux décennies plus tard. Avant le sinistre, un chantier XXL de déconstruction et de désamiantage à plus de deux millions d'euros était en cours dans la partie patrimoniale.
Symbole industriel de Tonneins"L'avenir", certes. Mais c'est aussi un immense incontournable du passé. Le premier bâtiment date des années 1860. Fut un temps, l'usine de confection de cigarettes du Seita (Service d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes) tournait à plein régime. Un moteur économique qui employait bon nombre de Tonneinquais. L'ancien sénateur lot-et-garonnais Jean-Pierre Moga en sait quelque chose. "Mon arrière-grand-mère, ma grand-mère et mon père y ont travaillé, révèle-t-il. Moi, j'y ai fait toute ma carrière."
Inévitablement, pour lui, la douleur est profonde. "Ça me choque profondément et ça me fait beaucoup de peine de voir ce bâtiment partir en flammes, s'attriste celui qui a aussi été maire de Tonneins pendant treize ans. À Paris, les Parisiens ont eu un sentiment terrible quand Notre-Dame a brûlé. Je crois que les Tonneinquais ont eu la même impression."
Au lendemain du drame, ce mercredi 22 juillet, l'incendie est complètement maîtrisé. Des pompiers sont encore sur place en surveillance pour s'assurer que les flammes ne reprennent pas.