Le Parlement européen vient de (re)valider la surveillance des échanges numériques sur tous les services non chiffrés, afin de détecter les pédocriminels. Une étape avant une extension réclamée par les politiques de droite, et qui fait bondir les défenseurs de la vie privée. Explications.
Le 9 octobre 2025, à Berlin, des membres de l’alliance « Stop Chat Control ! » ont manifesté devant le ministère fédéral de l’Intérieur, contre le projet de contrôle des chats à l’échelle de l’Union européenne. FABIAN SOMMER/DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP
« Ce n’est pas la démocratie, c’est un tour de passe-passe ! », s’est agacé Sven Clement, député luxembourgeois et président du Parti pirate, après un vote du Parlement européen ce jeudi 9 juillet, validant un contrôle des discussions instantanées. Surnommée par ses détracteurs « Chat Control », cette décision vise à autoriser, et à demander aux géants des technologies (Meta, Google, Microsoft, ByteDance, Snap, Telegram, Discord…) de scanner l’ensemble des messages échangés afin de détecter des contenus pédocriminels et d’avertir les autorités. Pourquoi certains s’opposent-ils à la lutte contre la pédocriminalité ? Parce que le diable se cache dans les détails. Explications.
• C’est quoi Chat Control ?Il y a quatre ans, la Commission européenne a proposé un nouveau règlement européen « en vue de prévenir et de combattre les abus sexuels sur enfants », dont la proposition phare était d’obliger tous les fournisseurs d’hébergement de données et de services de communication…

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