Le festival Jours de Théâtre présente sa 18e édition du 29 juillet au 2 août 2026 à Estagel. Le spectacle vivant sera au rendez-vous pendant cinq jours avec des représentations de danse, cirque, des concerts, des...
Le festival Jours de Théâtre présente sa 18e édition du 29 juillet au 2 août 2026 à Estagel. Le spectacle vivant sera au rendez-vous pendant cinq jours avec des représentations de danse, cirque, des concerts, des stages, et des pièces de théâtre. Parmi les rendez-vous à ne pas louper, le public pourra découvrir la pièce de théâtre Le Tartuffe de Molière mise en scène par Guillaume Séverac-Schmitz, le samedi 1er août.
Guillaume Séverac-Schmitz, pourquoi avoir choisi de mettre en scène Le Tartuffe ?
J’ai été appelé par la direction du Centre Dramatique National de Toulouse, le Théâtre de la Cité, pour m’occuper le temps d’un spectacle de la troupe éphémère : l’Atelier Cité. On m’a proposé d’abord de travailler sur une pièce de Molière avec eux. C’était en 2020. J’ai choisi Le Tartuffe parce qu’il y a eu une analogie, une espèce de continuité entre l’idée de la troupe et la famille, puisque Le Tartuffe c’est une histoire de famille. L’idée de le travailler aussi avec sept jeunes actrices et acteurs était très importante parce que la pièce raconte aussi ce besoin d’émancipation de la jeunesse et cette lutte contre le patriarcat.
Qu’est-ce que qui vous a animé dans ce travail ?
On a pratiquement fait une centaine de dates. Et là, on va finir à Estagel, en plein air, comme on a démarré à Toulouse. C’était une aventure géniale de création. Je suis content de finir dans un festival grand public, notamment celui d’Estagel, que j’aime beaucoup, parce que j’y suis aussi beaucoup allé en tant que spectateur.
Le metteur en scène Guillaume Séverac-Schmitz dépoussière les grands classiques du théâtre.
L'Indépendant - Fabien SANS
Votre mise en scène est très contemporaine. Comment arrivez-vous à trouver l’équilibre entre le respect du texte de Molière et cette lecture beaucoup plus actuelle ?
Il s’agit d’être dans les rapports de jeu et de ce que raconte l’œuvre comme les histoires de famille. Ça a traversé les âges, comme l’émancipation des jeunes, le combat pour leur liberté, leur liberté de penser, d’agir et d’aimer aussi. Ce sont des sujets universels. Il n’y a pas besoin de le faire en perruque et en costume d’époque. Nous, c’est plutôt un Molière en jean et baskets. Et ça fonctionne.
Ils ont vraiment goûté à ce théâtre-là, à la fois très populaire, exigeant, remanié et modernisé
Pour les acteurs, jouer un classique de Molière mis en scène de façon assez contemporaine, qu’est-ce que ça leur apporte ?
D’un point de vue pédagogique, un de mes sujets de prédilection en tant qu’artiste et metteur en scène, c’était de leur faire travailler l’alexandrin. Ça demande une technique à la fois vocale, de la pensée, de la musicalité du texte et de travailler sur des choses très concrètes, s’approprier vraiment cette langue qui est très musicale. C’est un exercice pédagogique très important. Ils avaient déjà travaillé sur l’alexandrin pour certains d’entre eux, mais juste en le touchant du bout des doigts dans les écoles ou les cours privés. Là, ils ont vraiment goûté à ce théâtre, à la fois très populaire, exigeant, remanié et modernisé.
La pièce de théâtre Le Tartuffe sera jouée le samedi 1er août à Estagel dans le cadre du festival Jours de Théâtre.
L'Indépendant - Erik Damiano
Qu’aimeriez-vous que les spectateurs emportent avec eux après avoir vu cette pièce à Estagel ?
Déjà du plaisir, parce qu’on est là pour partager. C’est très important à l’heure actuelle. On vit une période assez difficile dans la culture. L’idée, c’est qu’on continue à créer ce lien indéfectible avec le public et que ça leur apporte aussi de la réflexion, qu’on aime ou pas, qu’on ait des réserves ou qu’on adore, et surtout qu’on puisse se retrouver ensemble le temps d’une soirée à Estagel, sous les étoiles, devant l’église. C’est génial parce qu’on joue devant la petite église, ce qui est génial pour Le Tartuffe puisqu’il est quand même question de religion. Bien que ça ne soit pas le sujet que j’ai choisi. Moi, je l’ai traité symboliquement. Le public le verra. Mais en tout cas, je vais l’utiliser.
Mercredi 29 juillet
Jeudi 30 juillet
Vendredi 31 juillet
Samedi 1er août
Dimanche 2 août