À Castres, des patrouilles pédestres de la police nationale arpentent désormais chaque samedi matin le marché de la place Jean-Jaurès. Cette initiative vise à renforcer le lien de confiance avec les citoyens, prévenir...
l'essentiel À Castres, des patrouilles pédestres de la police nationale arpentent désormais chaque samedi matin le marché de la place Jean-Jaurès. Cette initiative vise à renforcer le lien de confiance avec les citoyens, prévenir la délinquance et sensibiliser le public aux bonnes pratiques de sécurité. La commissaire Julie Birak souligne l'importance de cette proximité pour la tranquillité publique.
"Avec vous, je me sens en sécurité" lâche cette commerçante de la place Jean-Jaurès. Ce samedi matin, trois policiers du commissariat de Castres arpentent les allées du marché alimentaire, bondées de monde. Ils ne peuvent pas faire trois mètres sans être accostés. "Les gens sont contents de nous voir, cela change de certains quartiers", sourit l'un des fonctionnaires. "C'est gratifiant pour les effectifs habitués à vivre des moments de tension et de violence, cela fait du bien de pouvoir échanger sereinement avec les gens dans cette ambiance bienveillante et conviviale, c'est profitable pour tout le monde, confirme la commissaire Julie Birak qui lançait ainsi une action qui sera systématisée : des patrouilles pédestres sur le marché du samedi matin, là où il y a le plus d'affluence. En fonction de nos moyens, on veut s'inscrire dans la durée".
L'une des priorités du ministère de l'Intérieur est que la police soit proche des citoyens. C'est aussi le leitmotiv de la patronne des policiers castrais qui reprend donc cet objectif national en "l'adaptant au contexte local pour consolider ce lien de confiance sur le terrain". "On veut entretenir ce lien là où il y a du monde", explique la commissaire qui se fixe ainsi plusieurs objectifs.
"La vigilance de chacun entretient la sécurité du quotidien"Sécuriser et rassurer déjà. "Avec ces patrouilles pédestres, on dissuade des actes de délinquance comme les vols à l'étalage ou les atteintes aux biens des personnes comme les vols à l'arraché" explique-t-elle même si elle n'enregistre pas de hausse de vol particulier sur le marché. C'est aussi l'occasion de faire de la prévention en prenant contact avec les commerçants et le public pour rappeler les bonnes pratiques. "Ne pas laisser traîner son sac sur un banc, garder ses objets de valeur sous surveillance et si on est témoin d'un comportement suspect de ne pas hésiter à composer le 17. La vigilance de chacun entretient la sécurité du quotidien", affirme Julie Birak.
Ils ont pu prendre le pouls du marché et vont systématiser ces rencontres avec la population.
DDM - Br. M.
D'ailleurs les policiers ont passé leur temps à répéter de les appeler aux personnes qui venaient les aborder pour leur signaler des faits qui dataient de quelques jours. Comme cette habitante de Roulandou témoin d'un feu d'artifice tiré sur Saint-Hippolyte. "J'ai eu peur que cela déclenche un incendie", explique la Castraise qui n'a pas osé appeler la police. "Il faut le faire, c'est en effet très dangereux" lui répond le policier interpellé dans la foulée par une personne âgée qui voulait des renseignements sur l'horaire de la prochaine navette de bus. "Elle arrive dans dix minutes" lui indique le policier après avoir vérifié sur l'application du téléphone de l'usager.
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L'un des objectifs de ces patrouilles c'est justement "être à l'écoute directe des administrés". "C'est aussi le cœur de notre métier, on n'est pas là uniquement pour répondre aux missions d'urgence ou intervenir sur des situations dégradées. On explique nos actions, on répond à leurs interrogations, on fait de la pédagogie", continue la commissaire. Comme quand cette automobiliste passe devant eux avec le téléphone à l'oreille. "On lui rappelle le code de la route, sans verbaliser, avec bienveillance, le message passe mieux", précise Julie Birak.