Avis aux amateurs de la Grande Boucle de juillet : le deuxième opus aoûtien et féminin est loin d'avoir livré son verdict aux deux tiers de l'épreuve, et l'étape-reine du Mont Ventoux (146,8 km) devrait mettre tout le monde à sa place....
Avis aux amateurs de la Grande Boucle de juillet : le deuxième opus aoûtien et féminin est loin d'avoir livré son verdict aux deux tiers de l'épreuve, et l'étape-reine du Mont Ventoux (146,8 km) devrait mettre tout le monde à sa place. "Celle qui gagnera au sommet prendra une sérieuse option sur le classement général", prédisait Marion Rousse au sommet du Géant de Provence, fin mai.
Pour autant, un trio s'est déjà dégagé lors des étapes bourguignonnes, avec à sa tête la Suissesse Marlen Reusser, qui refusait hier soir de parler plus en détail du lendemain. "Il faut récupérer, bien dormir, et ensuite on verra", a martelé la spécialiste du contre-la-montre, qui a tenu bon devant les attaques des grimpeuses ces deux derniers jours. La coureuse de la Movistar a néanmoins reconnu le Ventoux, "une fois", "il y a quelques semaines, je ne sais plus exactement". Elle s'attend à une journée "brutale" mais rappelle aussi que le scénario est des plus incertains.
"Cela s'annonce intéressant, pas seulement pour vous (les journalistes) ou le public, mais aussi pour nous. Mais je ne sais pas quoi vous dire de plus", a poursuivi Reusser, en rappelant que certaines étapes, dont la 5e mercredi en Beaujolais, avaient fait exploser le peloton sans crier gare.
Peut-être que Demi Vollering (FDJ United-Suez) a la clé. La Néerlandaise, qui n'a plus gagné le Tour depuis 2022, émarge à douze secondes. Elle aussi a repéré les lieux, et plusieurs fois, durant le printemps. Décidera-t-elle de porter l'estocade en Vaucluse, ou d'attendre patiemment jusqu'à dimanche et la très courte et très difficile étape finale dans le haut pays niçois ? Vu la façon dont Vollering s'ennuyait jusqu'à ce qu'elle mette le bazar sur la route mercredi, on opterait pour la première réponse. "Demain (aujourd'hui) sera une grosse journée pour l'équipe, dévoile en outre son équipière Célia Géry. On sera toutes là autour de Demi, on essaiera d'aller chercher ce maillot jaune."
Reste l'inconnue Katarzyna Niewiadoma. La Polonaise, lauréate en 2024 (pour 4 secondes devant Vollering) a réalisé un chrono moins bon que Reusser et Vollering. Mais elle est arrivée avec ses deux rivales mercredi à Belleville-en-Beaujolais, pendant que toutes les autres favorites baissaient pavillon.
Existe-t-il une chance que ce trio laisse la victoire à une autre coursière ce vendredi ? Une échappée au long cours pourra-t-elle se dégager, par exemple, dans les cols de Suzette (km 105) ou de la Madeleine (km 119) ? Pauline Ferrand-Prévôt (Visma), qui a jugé dès mercredi son écart de 5 minutes sur Reusser et Vollering "irrécupérable", a-t-elle vraiment les jambes pour renverser la hiérarchie ? "Pour le général, c'est effectivement compliqué, mais le Ventoux sera la scène de ce Tour, et on aura envie d'être sur scène", a lâché sa coéquipière française Marion Bunel, elle aussi très bonne grimpeuse.
Enfin, quelle stratégie adoptera l'hydre à trois têtes UAE-L'Imad ? La formation émiratie était arrivée sur ce Tour avec trois cheffes de file : Elisa Longo Borghini (4e à 2'28), Dominika Wlodarczyk (6e à 2'54) et Paula Blasi (10e à 3'51).
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