Plus de trois mois après avoir déclenché une guerre inédite, Donald Trump a annoncé un accord préliminaire avec Téhéran. La République islamique n’est pas tombée comme il le promettait, mais s’est transformée en un régime militariste et s’est probablement consolidée.
Cérémonie célébrant l’anniversaire de la mort de l’ayatollah Khomeini (à gauche sur l’affiche, au côté d’Ali Khamenei et de Mojtaba Khamenei), le 4 juin, à Téhéran. MORTEZA NIKOUBAZL/NURPHOTO VIA AFP
C’est le cadeau qu’il s’est offert pour ses 80 ans. Dimanche 14 juin, en marge des festivités de son anniversaire à la Maison-Blanche – combats de MMA et acrobaties à moto en son honneur –, Donald Trump annonce un accord avec l’Iran. « J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! » a-t-il posté sur son réseau Truth Social. Après avoir tonitrué près de quarante fois en trois mois et demi de conflit – depuis le lancement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran le 28 février – qu’un accord de cessez-le-feu était imminent, et après l’échec de la trêve signée le 8 avril, cette fois-ci est-elle la bonne ?
Quelques minutes après l’annonce, le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi, confirme à la télévision d’Etat la fin immédiate des opérations militaires, y compris au Liban, après une médiation décisive du Pakistan. Le texte, signé électroniquement mais qui doit encore être …

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