À l’appel de l’Union syndicale lycéenne et de l’Union étudiante, une nouvelle journée de mobilisation est prévue ce mardi 6 octobre, avec le soutien de la FSU, de la CGT, de FO, de Solidaires et de SUD. À Sète, le...
À l’appel de l’Union syndicale lycéenne et de l’Union étudiante, une nouvelle journée de mobilisation est prévue ce mardi 6 octobre, avec le soutien de la FSU, de la CGT, de FO, de Solidaires et de SUD. À Sète, le SNES-FSU appelle les personnels à rejoindre les lycéens, sur fond de manque de moyens, de classes chargées et de bâtiments dégradés.
"Les mots d’ordre qu’ils ont sur leurs pancartes devant les lycées sont tout à fait nos revendications." Pour Stéphane Audebeau, secrétaire académique du SNES-FSU Montpellier et enseignant au lycée Joliot-Curie de Sète, la convergence avec les lycéens est presque naturelle. Ce mardi 6 octobre, le syndicat appelle les personnels à rejoindre leur mobilisation. Les enseignants étaient déjà en grève le 29 septembre sur les mêmes sujets : manque de personnels, remplacements qui tardent, classes chargées, bâtiments dégradés. "On a vécu une rentrée scolaire très difficile", confie à Midi Libre Stéphane Audebeau.
À Joliot-Curie, "on a eu toute une semaine à 36 degrés dans certaines salles". Les classes, elles, montent jusqu’à 32 élèves : "On est en zone sensible. Effectivement, c’est assez compliqué." Et côté absences, les remplacements des enseignants "ne sont pas toujours assurés ou prennent énormément de retard". Pour cet enseignant, la colère lycéenne ne tombe pas du ciel : "C’est exactement ce qu’on constate et ce qu’on dénonce depuis la rentrée".
"Ça jette de l’huile sur le feu"Reste à savoir à quoi ressemblera la journée de mardi : "C’est très instable, c’est toujours difficile d’anticiper", prévient le syndicaliste. Un rassemblement peut être annoncé devant un lycée puis se déplacer ailleurs quelques heures plus tard. Stéphane Audebeau s’attend malgré tout à voir de nombreux personnels devant les établissements, aux côtés des élèves : "C’est un moment très important de la mobilisation". Des manifestations sont annoncées à Béziers, à Montpellier, et des mobilisations se préparent également à Perpignan. Autre préoccupation : les tensions autour des blocages. Stéphane Audebeau juge certaines interventions des forces de l’ordre "disproportionnées" et estime qu’elles "jettent de l’huile sur le feu au lieu de calmer la situation".
L’enseignant reconnaît aussi que certains jeunes peuvent s’en prendre au matériel : "On est là également pour les responsabiliser". Pour lui, la présence des enseignants doit justement servir de garde-fou : "C’est important de pouvoir être devant les établissements et de ne pas les laisser seuls pour éviter justement ces débordements".
Menotté devant ses parents et mis en garde à vue pendant 24 heures à 16 ans, c’est juste inacceptable.
Le SNES-FSU réclame deux réponses. D’abord, une prise de position ferme du président de la République et du Premier ministre "pour que cesse la répression dont est victime tout un ensemble de jeunes", souligne Stéphane Audebeau. "Menotté devant ses parents et mis en garde à vue pendant 24 heures à 16 ans, c’est juste inacceptable", pointe l’enseignant. Ensuite, des engagements budgétaires précis : rénovation thermique des établissements, créations de postes de remplaçants, baisse des effectifs par classe. "Il ne s’agit pas seulement de les annoncer sur une chaîne de télévision. Il faut que maintenant, ça soit chiffré et mis au budget 2027."