Après la gloire, le pilori et les illusions perdues. Le premier écrivain francophone accusé d’avoir utilisé l’IA est devenu, sur fond de climat politique nauséabond, l’antihéros d’un vertigineux roman balzacien.
Le poète et romancier haïtien Thélyson Orélien, auteur de « C’était ça ou mourir », dans un café du quartier de Côte-des-Neiges à Montréal, qui figure dans son roman, le 22 avril 2026. NASUNA STUART-ULIN/THE NEW YORK TIMES/REDUX -REA
Pour aller plus loin
« C’était ça ou mourir. » Le titre du livre de Thélyson Orélien était prémonitoire. Il y a comme une mise à mort dans le lynchage médiatique de cet homme, puni pour avoir osé rêver une chose : être reconnu comme écrivain. Reste à savoir ce qu’il y avait dans son « ça », lui qui est accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour son roman, mais aussi de plagiats dans ses précédents écrits. Les aventures de son héros, Jonas, ce migrant haïtien qui se trimballe avec son sac plastique « froissé comme un vieux mensonge » (une métaphore IA ou humaine ?), peuvent en tout cas se lire comme un miroir cassé de sa trajectoire.
Que portait Orélien dans son sac, quand il a franchi l’ultime frontière qui l’a fait pénétrer dans le cénacle des « écrivains à succès », figurant sur toutes les listes de prix, avant que la trappe s’ouvre brutalement sous ses pieds ?
Samedi 26 septembre, Grasset, sa maison d’édition en France, qui c…
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