Le 25 février 2025, un adolescent de 16 ans, circulant à trottinette, a lourdement chuté sur une piste cyclable déformée par la racine d’un arbre à Lattes, près de Montpellier. Depuis, ses parents réclament que la...
Le 25 février 2025, un adolescent de 16 ans, circulant à trottinette, a lourdement chuté sur une piste cyclable déformée par la racine d’un arbre à Lattes, près de Montpellier. Depuis, ses parents réclament que la Métropole assume ses responsabilités.
Une simple déformation de chaussée et la vie peut soudainement basculer ! C’est ce qu’a appris à ses dépens un jeune Lattois de 16 ans, le 25 février 2025. Ce jour-là, vers 15 heures, alors qu’il circulait à trottinette sur la piste cyclable Joseph-François-Dupleix en direction du tramway, il s’est déporté sur la droite pour laisser passer une piétonne qui arrivait dans sa direction.
"Mais alors qu’il ne s’y attendait pas, il a perdu le contrôle de sa trottinette en roulant sur une partie où le goudron était quelque peu déformé par la racine d’un arbre bordant la chaussée, soupire sa mère. Sa roue a ensuite heurté un rondin de bois, d’où un clou dépassé, ce qui l’a stoppé net et il a fait un plongeon en avant."
Une lourde chute qui s’est soldée par une lèvre ouverte, une mâchoire fracturée, une dent de devant cassée, une autre ayant pivoté d’à peu près 45 degrés, et deux doigts de la main gauche cassés, l’annulaire et l’auriculaire.
"Quand je suis arrivée sur place après qu’il m’ait appelée, il n’avait pas perdu connaissance mais c’était tout juste. Je l’ai immédiatement emmené aux urgences de la clinique du Millénaire où il a été recousu à la lèvre (NDLR, six points de suture) et plâtré. Thomas a dû être revu en urgence 48 heures plus tard en raison de douleurs persistantes à la main. Une orthèse moulée lui a alors été posée."
Conséquence, il est resté deux mois sans pouvoir se rendre au lycée Nevers, bénéficiant de cours à domicile et d’un accompagnement mis en place avec le rectorat.
Des marquages au sol avaient été réalisés par les services municipaux de Lattes.
ML - DR
"Une expertise diligentée par l’assurance conclut que la trottinette n’était pas débridée et que notre fils portait bien des gants et un casque, dont la visière s’est d’ailleurs coupée en deux lors de l’accident, renchérissent les parents de Thomas. L’assureur a pris en charge les dommages corporels et matériels, mais dans la limite d’un plafond de 7 000 €, qui est aujourd’hui presque atteint."
Or, de nouveaux frais restent à prévoir : appareil dentaire porté depuis avril 2026, gouttières jour et nuit, soins esthétiques possibles pour la cicatrice de la lèvre où les poils ne repousseraient plus normalement…
Estimant que l’accident était lié au défaut d’entretien de la piste cyclable, la famille a alors demandé que la Métropole de Montpellier, gestionnaire de l’ouvrage, reconnaisse sa responsabilité et indemnise les préjudices subis. Mais l’institution rejette toute faute, considérant que l’adolescent est tombé seul. Dans un courrier, elle invoque une jurisprudence selon laquelle "il appartient à l’usager de démontrer le lien entre le dommage et un éventuel défaut d’entretien de l’ouvrage public".
La mairie de Lattes avait sécurisé la zone juste après l’accident.
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Ce qui, pour les parents de Thomas, ne fait aucun doute. "Qu’on nous explique alors pourquoi les services communaux de Lattes ont effectué un marquage au sol et posé des panneaux de signalisation indiquant un danger juste après l’accident ? Et pourquoi des travaux ont également été réalisés par la Métropole fin mars 2026 avec aplanissement de la déformation ?"
La Métropole a effectué des travaux d’aplanissement un an après les faits.
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En attendant l’issue du différend, Thomas quant à lui dit vouloir transformer cette épreuve en projet d’avenir et s’est inscrit dans une école de prothésiste dentaire à la rentrée prochaine. Un mal pour un bien en somme !