Près de 27 États américains ont adopté des lois visant à interdire aux femmes transgenres de participer à des compétitions féminines scolaires ou universitaires.
Près de 27 États américains ont adopté des lois visant à interdire aux femmes transgenres de participer à des compétitions féminines scolaires ou universitaires.
EN BREF
• La Cour suprême des États-Unis a validé l’exclusion des sportives transgenres des compétitions féminines scolaires et universitaires.
• La décision a divisé les juges conservateurs et les progressistes.
• Donald Trump a salué cette décision qui met fin, selon lui, à une situation « ridicule ».
Les droits des personnes transgenres s’amoindrissent un peu plus aux États-Unis. La Cour suprême américaine a statué, ce mardi 30 juin, que les États pouvaient interdire aux femmes transgenres de participer à des compétitions féminines scolaires ou universitaires.
La plus haute juridiction américaine a considéré que les États républicains de l’Idaho et de la Virginie-Occidentale « peuvent déterminer l’éligibilité pour les compétitions féminines en se basant sur le sexe biologique ». Très attendue, la décision a été votée par les six juges conservateurs de la Cour, les trois juges progressistes ayant voté contre, rapporte CNN.
Ces derniers se prononçaient sur deux affaires distinctes dans lesquelles des juridictions inférieures avaient donné raison à deux jeunes athlètes transgenres s’étant vu interdire de concourir. Les États conservateurs justifiaient ces interdictions afin de préserver selon eux une compétition équitable et d’assurer la sécurité des athlètes, des arguments que réfutaient les plaignantes, qui se considéraient discriminées.
« Je joue pour mon école pour la même raison que les autres jeunes de mon équipe d’athlétisme : me faire des amis, m’amuser et me dépasser », avait confié Becky Pepper-Jackson, 15 ans, à l’association de défense des droits civiques ACLU. « Tout ce que j’ai toujours voulu, c’est avoir les mêmes opportunités que mes camarades. »
Si l’affaire portait sur deux États américains, la décision de la Cour suprême va avoir des répercussions sur plus de la moitié du pays. En effet, près de 27 États ont adopté des lois similaires, alors que le sujet est une question brûlante outre-atlantique.
La décision de la Cour suprême est la dernière en date à restreindre les droits des personnes transgenres, mis à mal par des États conservateurs mais aussi par l’administration de Donald Trump ces dernières années. Le président américain s’est félicité cet après-midi du vote de la Cour suprême. « Ça met fin à cette situation ridicule », a-t-il notamment écrit sur Truth Social.
Le républicain a multiplié depuis son retour au pouvoir les mesures contre la communauté LGBT+, assimilant la transidentité à un « délire », et signant dès son investiture le 20 janvier 2025 un décret selon lequel son administration ne reconnaissait plus que l’existence de « deux sexes, masculin et féminin », définis à la naissance.
En 2025, la Cour suprême avait, elle, déjà permis au Tennessee d’interdire aux mineurs transgenres l’accès aux traitements de transition, considérant que la loi adoptée en la matière par cet État ne présentait pas de caractère discriminatoire.