Le passage du Tour de France devait être un carton aussi pour l’économie locale. L’interdiction du public sur le parcours a quelque peu perturbé ces retombées ce lundi 6 juillet 2026.
Le passage du Tour de France devait être un carton aussi pour l’économie locale. L’interdiction du public sur le parcours a quelque peu perturbé ces retombées ce lundi 6 juillet 2026.
"C’était délicat de faire la fête ici alors que dans la plaine, des gens vivaient dans l’angoisse et étaient en train de tout perdre. C’était compliqué d’imaginer cela". Directeur de l’Office de Tourisme des Angles, Antonio Martin résumait bien l’état d’esprit de l’ensemble des acteurs de la montagne catalane alors que la fête programmée a été douchée par l’arrêté préfectoral interdisant le public de se rendre sur le parcours de l’étape.
"Les spectateurs ont été globalement très respectueux des consignes et il y avait, bien entendu, beaucoup de compréhension chez tout le monde, mais c’est vrai aussi que ça a été un manque à gagner pour les commerçants notamment. Ils avaient bien chargé les frigos. Ils ont mieux travaillé que les autres années à la même époque mais pas autant qu’espéré".
L’un des commerçants évoquait un achat de marchandises d’une dizaine de milliers d’euros pour faire face à la demande pendant tout le week-end. Évidemment, samedi soir et dimanche midi, aux Angles, les terrasses des bars et restaurants étaient garnies mais ne débordaient pas. Elles étaient toutefois prises d’assaut une fois les derniers coureurs passés. Peut-être pas assez pour rattraper le chiffre espéré mais suffisant pour redonner le sourire aux commerçants.
Les communes aussi ont dû annuler leurs festivités sur l’ensemble du parcours. Mais pour Michel Poudade, le maire des Angles, les comptes seront forcément bons. "Si on enlève les subventions et différentes aides, le passage du Tour a coûté 80.000 euros à la station. Quand je vois les retombées mondiales de la retransmission, je pense qu’on a eu ce qu’on cherchait. De plus, faire venir le Tour a aussi rendu fière notre clientèle barcelonaise qui s’approprie vraiment la station été comme hiver. Économiquement, ce n’est que du positif", clamait-il.