Marion Rousse est devenue une figure incontournable du Tour de France. Ce qui n’a pas toujours été le cas, notamment à ses débuts.
Depuis plusieurs jours, les amoureux de cyclisme vibrent au rythme du Tour de France. Pour la 113ème édition de la Grande Boucle, le divertissement est au rendez-vous. Pour la première fois depuis des décennies, le Tour s’est ouvert sur un contre-la-montre par équipes dans les rues d’Espagne. Déterminés, les participants donnent tout à chaque course pour remporter le titre. Un sentiment que connaît bien Marion Rousse. Ancienne championne de France sur route, elle a su s’imposer grâce à sa technique. Et même après avoir raccroché, elle n’a jamais quitté la discipline. En effet, cette dernière a troqué son dossard pour le micro. Sur France Télévisions, elle apporte son expertise en tant que consultante. Un nouveau rôle qui n’a pas toujours de tout repos.
Aujourd’hui, Marion Rousse est une figure influente du cyclisme. Depuis de nombreuses années, elle commente la compétition sur France Télévisions. Mais si cette dernière est parvenue à se faire une place, la tâche était loin d’être courue d’avance. En effet, l’ancienne championne qui a donné son avis sur le prodige Paul Seixas savait qu’elle n’avait pas droit à l’erreur à ses débuts.
Malgré sa magnifique carrière, de nombreuses personnes étaient sceptiques à l’idée de voir une femme commenter le cyclisme masculin. Toutefois, cela n’a pas empêché Marion Rousse de s’imposer. “Ma crainte quand je suis arrivée, c’était que ça n’existait pas une femme qui commentait du cyclisme masculin. Quand tu es la première, tu te demandes si les gens sont prêts. Ça restait un milieu très macho”, avait-elle confié sur les réseaux sociaux.
Dès son arrivée, Marion Rousse a compris que la tâche n’allait pas être de tout repos. D’ailleurs, cette dernière avait également peur du regard des autres. “Au début, je n’étais pas du tout à l’aise. J’avais peur que les gens se disent que je n’étais qu’un quota, que j’avais été choisie parce que j’étais une fille”, avait-elle confié.
Mais la compagne de Julian Alaphilippe a rapidement pris confiance. “L’avantage de ce métier, c’est que je parle d’un sport que je connais plus que tout, et que j’aime. Cela m’a rassurée de voir que les gens l’ont vite compris. Ils ont vu que j’étais capable de parler vélo aussi bien qu’un David Moncoutié ou un Laurent Jalabert. Ensuite, c’est comme tout, on s’améliore en pratiquant”, avait-elle ajouté.
Désormais, Marion Rousse a pris la main et est devenue une figure emblématique. En effet, sa persévérance a fini par payer. Cependant, certaines critiques persistent toujours au sujet de la consultante. Mais l’ancienne championne ne voit plus cela de la même manière. “Des messages négatifs ? Il y a des cons partout. Honnêtement, ce serait dommage de m’attarder sur ces quelques commentaires négatifs car je reçois tellement plus de messages bienveillants, des compliments sur mon travail qui me touchent énormément”, a-t-elle déclaré.
Avant de poursuivre : “Les gens ont vu d’entrée que je n’étais pas là pour faire joli ! Je m’y connais vraiment. J’ai commencé la compétition à l’âge de 6 ans alors je sais ce que c’est d’avoir mal aux jambes sur un vélo. Et puis je prends mon métier très au sérieux, je bosse beaucoup pour être à la hauteur.”
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