Viré pour avoir accumulé 63 retards en près de dix ans, un mécanicien espagnol a finalement obtenu gain de cause devant la justice. Le tribunal a jugé son licenciement disproportionné, estimant que la plupart de ses...
Viré pour avoir accumulé 63 retards en près de dix ans, un mécanicien espagnol a finalement obtenu gain de cause devant la justice. Le tribunal a jugé son licenciement disproportionné, estimant que la plupart de ses retards n’étaient que de deux à quatre minutes.
Comme le rapportent nos confrères du média espagnol Noticias Trabajo, le mécanicien, employé depuis 2015 dans une entreprise du Pays basque, avait été licencié en mai 2025 pour "retards répétés injustifiés" et pour une prétendue baisse de rendement.
Un licenciement jugé disproportionnéL’homme avait d’abord reçu un avertissement après avoir cumulé 48 retards, avant d’en enregistrer 15 supplémentaires en l’espace de deux mois. Mais la Haute Cour de justice du Pays basque a estimé que la sanction était excessive. Les magistrats ont notamment relevé que la majorité des retards étaient compris entre deux et quatre minutes et qu’aucun ne dépassait dix minutes.
Le tribunal a également considéré que l’entreprise n’avait pas démontré que la baisse de productivité reprochée au salarié était volontaire ou intentionnelle.
L’entreprise devra le réintégrer ou l’indemniserLa justice a donc déclaré le licenciement abusif. L’entreprise devra désormais choisir entre réintégrer le salarié dans son poste, avec le versement des salaires dus depuis son licenciement, ou lui verser une indemnité de 27 412,53 euros. La décision peut encore faire l’objet d’un pourvoi devant la justice espagnole.