Alors que la grande loi sociétale du deuxième mandat d’Emmanuel Macron est votée ce mercredi 15 juillet, le docteur Régis Aubry, ex-président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), salue le fait qu’elle respecte l’autonomie de la personne.
« Malgré les aléas de la vie politique, nous avons pu aboutir à un texte sur la base d’arguments et non de positions morales et partisanes », se réjouit le docteur Régis Aubry. JULIEN DE ROSA/AFP
Voilà un texte qui vient de loin. Après quatre ans de débats, de soubresauts politiques et d’oppositions, la grande loi sociétale du deuxième mandat d’Emmanuel Macron, celle qui instaure pour la première fois en France une aide active à mourir, vient enfin d’être adoptée solennellement par les députés mercredi 15 juillet. Ce nouveau droit est désormais accessible aux patients majeurs atteints d’une affection incurable engageant le pronostic vital. Il prévoit que le malade s’administre lui-même le produit létal, le médecin ou l’infirmier n’intervenant que lorsque le patient « n’est physiquement pas en mesure de le faire ».
Point de départ de cette évolution législative majeure : l’avis positif (n °139) rendu par le Comité consultatif national d’Ethique (CCNE) en septembre 2022, suivi du rapport de la convention citoyenne remis en avril 2023. Le texte, porté par l’exécutif, prend d’abord la forme d’un projet de loi. M…

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