Relancé par la mort de la jeune Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé début juin dans le Gers, le texte contre les violences sexistes et sexuelles, soutenu par une centaine de députés, sera examiné à l’Assemblée nationale à l’automne. Cette première étape de son examen législatif aurait pu ne jamais voir le jour.
La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, entourée des députés Véronique Riotton, David Taupiac, Guillaume Gouffier Valente, Céline Thiebault-Martinez, Karine Lebon et Arnaud Bonnet lors d’une conférence de presse à Paris, le 8 juin 2026, après l’affaire Lyhanna. AMAURY CORNU/HANS LUCAS VIA AFP
C’est un texte symbole, qui revient de loin. Une loi pour s’attaquer aux violences sexistes et sexuelles (VSS) dans tous les champs de la société, qui est réclamée à cor et à cri par des associations féministes dans les manifestations : « Urgence loi intégrale », « On sera là tant que la loi intégrale ne sera pas adoptée »… Déposée par une centaine de députés de gauche et de la coalition gouvernementale fin 2025, cette proposition de loi était restée sous les radars pendant six mois. Mais, sous la pression, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis le 23 juin devant l’Assemblée nationale qu’elle serait examinée au Palais-Bourbon à l’automne. Retour sur le parcours d’un texte hors norme, qui a bien failli rester dans le placard.
L’après #MeToo14 mai 2024. Cent visages français du mouvement #MeToo, dont l’actrice Juliette Binoche, la journaliste Giulia Foïs et la députée écologiste Sandrine Rousseau, se réunissent pour poser devant l’objectif du « Monde ». Dans une tribune intitulée « On persiste et on signe », ces personnal…

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