Après une septième place plutôt convaincante la saison dernière, le SUA a repris le chemin des entraînements depuis le 1er juillet. Avant une petite semaine de vacances, le manager argentin Mauricio Reggiardo fait le...
Après une septième place plutôt convaincante la saison dernière, le SUA a repris le chemin des entraînements depuis le 1er juillet. Avant une petite semaine de vacances, le manager argentin Mauricio Reggiardo fait le point sur ce début de préparation estivale.
L’investissement est total cette semaine à Armandie. Au milieu d’une opposition intense et intéressante, Mauricio Reggiardo hausse la voix. L'Argentin peste contre un mauvais choix, et les coups de griffe du Puma montrent une détermination intacte. Le technicien, âgé de 56 ans, veut mener le SUA vers les sommets.
Sans évoquer le Top 6 néanmoins, l’Argentin tire le bilan de la préparation estivale du Sporting, conclue ce vendredi, avant une semaine de repos, puis un stage début août à Soustons, et un premier match amical à Soyaux-Angoulême, le 7 août (19 heures), devant confirmer une montée en puissance en vue de la reprise du championnat à Provence Rugby, le 28 août (21 heures).
Nous sommes à la fin de ce premier bloc de préparation. Comment sentez-vous les joueurs depuis la reprise ?
En principe, depuis des années, les préparations se passent toujours bien, parce qu’il n’y a pas de choix à faire, il n’y a pas d’équipe à donner… Cela se passe dans une bonne ambiance. En particulier cette année, où je sens un groupe qui est arrivé plutôt en forme, physiquement parlant. Je trouve une intégration assez rapide des nouveaux. Je n’ai trouvé que des bons mecs. Il y a de bonnes personnes. Il n’y a pas un seul joueur qui râle. Il y a juste l’envie de bien faire, malgré la chaleur et la dureté. C’est plutôt positif, tout cela.
L’an dernier, vous aviez mis du ballon très tôt dans la préparation. Est-ce que cela a été le cas aussi cet été ?
On l’a utilisé dès les premiers jours. On a fait pareil que l’an dernier. Il n’y a pas que nous qui avons fait cela. Mais aujourd’hui, on n’a pas beaucoup de temps pour mettre les choses en place. On a donc fait cela dès les premiers jours.
Au rayon des bonnes nouvelles aussi, c’est qu’il n’y a pas de blessés, hormis Dylan Cazemajou Noudofinin (ndlr : touché à l’ischio au Mondial U20)…
On a quelques pépins physiques qui sont en train de se finir, de se soigner depuis la saison dernière. Je pense à Denis Marchois, Valentin Gayraud, qui sont en train de reprendre. Il y a Taniela Matakaiongo, qui a repris après s’être blessé en fin de saison dernière. Après, il y a plutôt de la bobologie, mais pas de blessé. C’est bien.
Sous cette canicule, les corps sont mis à rude épreuve. Comment vous gérez cela ?
On fait un métier d’adaptation. On démarre très tôt. On démarre à 6 heures du matin et on essaye de finir avant les grosses chaleurs de l’après-midi, vers 12-13 heures. On fait de grosses matinées condensées, en respectant les charges de travail, et le temps de travail qu’on avait prévu. Mais on s’adapte aux conditions météo. On essaye de maîtriser tout ce qu’on peut maîtriser. On s’adapte donc, mais c’est sûr qu’il n’y a pas qu’à Agen qu’il fait ce temps… C’est le cas dans toute la France. On est tous confrontés au même problème. On fait avec, et on essaye de faire de bonnes semaines d’entraînement pour arriver prêts en ce début de championnat.
Plusieurs recrues évoluent au poste stratégique de la charnière (Bouyssou, Richardis, Soulan…). Comment se passe l’intégration du projet de jeu ?
Franchement, cela a été très vite. Ils ont bien compris. Déjà, on a eu pas mal d’échanges intéressants quand on les avait recrutés. On a bien ciblé des joueurs par rapport à notre projet, notre idée logistique, et aux conditions qu’on aura cette année. On sait très bien qu’on va faire 23 matchs sur terrain synthétique, trois matchs sur une pelouse hybride et seulement quatre matchs sur un terrain d’herbe classique. En sachant que Nice, Valence-Romans et Narbonne ont de très bonnes pelouses. Cela correspond à notre objectif de produire du jeu.
On sait aussi que la préparation sert à fixer des objectifs. Est-ce qu’aujourd’hui, vous avez commencé à parler de top 6 ?
On n’en a pas parlé, parce qu’on a décidé de parler de cela durant le stage de la semaine prochaine à Soustons. Sachant aussi qu’on n’était pas au complet. On a démarré le 1er juillet, mais, chaque semaine, il y a eu des nouveaux qui sont arrivés en fonction des obligations, des vacances, des saisons dernières qui se sont finies plus tard. Maintenant, on va faire ce stage. Il n’y a pas d’objectif pour l’instant, mais on sait qu’on ne va surprendre personne. Moi, je dis toujours qu’il faut faire mieux que la saison d’avant. C’est ma façon de faire. Si on a fini septièmes, ce n’est pas compliqué de faire les comptes… Après, ça, c’est fixé. Maintenant, ce qui m’intéresse, c’est comment on va faire pour y arriver.
L’an dernier, il y avait Vannes qui était favori sur le papier. Est-ce que, cette année, vous vous attendez à un championnat plus ouvert ou avez-vous des favoris en tête ?
Pour moi, le favori, c’est le premier budget du championnat. C’est lié au contexte financier. Dans les deux premières journées, on affronte les deux candidats à la montée (ndlr : Provence Rugby et Brive). On va chez le finaliste de l’an dernier (ndlr : Provence le 28 août), et on reçoit le plus gros budget (ndlr : Brive, le 4 septembre). On va vite être fixés par rapport à nos adversaires. Mais pour moi, il y a deux vrais favoris pour la saison prochaine. Ce sont nos deux premiers adversaires.
Au milieu de tout cela, pensez-vous que le SUA sera plus attendu et qu’il n’aura plus cet effet de surprise ?
Je ne pense même pas qu’il y avait un effet de surprise. Tu peux avoir un effet de surprise pendant dix matchs. Mais, durant la deuxième partie de l’année, on n’était plus une surprise, et on est arrivés à mettre notre jeu en place. Je crois qu’il y a plus de stabilité, et plus de sérénité au club. Il y a aussi plus de repères collectifs. On ne sera pas plus ou moins attendus que l’an dernier. On va essayer de mettre notre jeu en place. On ne va pas changer notre philosophie, et on se prépare en conséquence.
Parmi les nouveaux visages amenés à jouer au SUA cette saison, cinq éléments débarquent en prêt. Feront-ils toute la saison à Agen ou reviendront-ils dans leur club durant certaines périodes ?
Certains ont des clauses, d’autres non. Mais c’est du cas par cas. Cela dépend des accords avec notre club. Nous, on fait en fonction. Quand on prend un joueur qui a trois ou quatre autres joueurs à son poste, on peut peut-être accepter qu’il revienne dans son club. Des fois, non. C’est un contrat tripartite. Ce sont les joueurs, les clubs et nous. On est tous d’accord. Ce sera de la communication au cas par cas.
Dernière question. Avez-vous tranché concernant le capitaine du SUA cette année ?
On n’a pas encore tranché. Je dois encore décider si on aura un capitaine ou si on en aura plusieurs. Je n’ai pas encore échangé sur le sujet avec Jean-François (ndlr : Fonteneau). On a un groupe de leaders déjà. On a décidé de les nommer. Et après, il faut voir si le capitaine va sortir de ce groupe ou pas. Je ne suis pas tout à fait encore fixé. On verra avec les coachs et Jean-François.