Des représentants du personnel dénoncent depuis plusieurs mois une forte dégradation des conditions de travail à la Régie de quartier d’Agen. La nouvelle gouvernance, arrivée au printemps, reconnaît une situation...
Des représentants du personnel dénoncent depuis plusieurs mois une forte dégradation des conditions de travail à la Régie de quartier d’Agen. La nouvelle gouvernance, arrivée au printemps, reconnaît une situation "lourde" et annonce des mesures d’urgence en attendant les conclusions d’une enquête indépendante. On vous explique la situation.
Depuis plusieurs mois, un profond malaise traverse la Régie de quartier d’Agen. Des représentants du personnel dénoncent une dégradation des conditions de travail, des tensions avec la direction et une souffrance grandissante au sein des équipes. Face à ces alertes, la nouvelle gouvernance, installée au printemps après la démission de l’ancien bureau, affirme avoir découvert "l’ampleur des difficultés" il y a seulement quelques mois.
"C’est du lourd ce qu’il se passe", reconnaît Marc Revault, membre du nouveau conseil d’administration. "Ces situations perdurent depuis des années et on comprend totalement l’impatience des salariés", ajoute-t-il, tout en expliquant que le nouveau Conseil d'administration (CA) n’a bénéficié d’"aucune passation" avec l’ancienne gouvernance.
Des élus du personnel qui dénoncent un climat dégradéLes représentants du personnel décrivent une situation qu’ils jugent devenue "désespérante" après plus de quinze ans de présence dans la structure. Ils évoquent des difficultés autour du fonctionnement du Comité social et économique (CSE), des heures de délégation et du dialogue avec la direction.
Ils dénoncent également des problèmes de matériel : renouvellement tardif des chaussures de sécurité et des gants, équipements usés, manque d’eau fraîche en période de canicule. Selon eux, certains salariés auraient dû acheter eux-mêmes une partie de leur équipement de travail.
La souffrance au travail est au cœur des témoignages recueillis. Les représentants du personnel évoquent des départs de salariés, des arrêts maladie, des situations de burn-out et plusieurs cas de grande détresse psychologique.
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Selon eux, des responsables de chantier auraient été placés en arrêt pour épuisement professionnel et certains collègues ne parviendraient plus à "venir travailler sans avoir la boule au ventre". Ces éléments reposent sur les déclarations des représentants du personnel et doivent encore être examinés dans le cadre de l’enquête en cours.
Une enquête confiée à un cabinet extérieurPour faire la lumière sur la situation, un diagnostic des risques psychosociaux a été confié au cabinet Sphère. "Le cabinet est intervenu avec un regard très objectif", assure Marc Revault. Les conclusions sont attendues dans les prochaines semaines et doivent servir de base à un plan d’action.
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Le nouveau conseil d’administration indique avoir rencontré l’ensemble des salariés ainsi que les représentants du personnel. "Il faut agir dans l’urgence et renouer le dialogue", souligne Marc Revault, qui affirme vouloir traiter le dossier "avec le plus d’empathie possible".
Les horaires d’été dans les prioritésParmi les revendications les plus pressantes figure la question des horaires d’été. Les salariés demandent des journées plus courtes afin d’éviter les fortes chaleurs. "C’est une des grosses demandes et nous en faisons une priorité", indique Marc Revault.
Une réunion avec le CSE a déjà eu lieu et un comité de pilotage doit travailler pendant l’été sur des mesures d’urgence. "On est condamné à agir", affirme le représentant du conseil d’administration, qui espère que les premières améliorations seront perceptibles "au début du mois de septembre".
Contactée, l'ancien Régie de quartier n'a pas donné suite.