Un portrait au vitriol de l’ancien pétainiste devenu propriétaire d’une foule de journaux, dont « le Figaro », par Franz-Olivier Giesbert le 12 juillet 1976 dans notre journal.
Robert Hersant devant un kiosque à journaux, le 6 janvier 1996 CARLOS FREIRE / AFP
Robert Hersant (1920-1996) constitua à partir des années 1960 un empire de presse, de « l’Auto-Journal » à la presse régionale, en passant par « le Figaro », puis « France-Soir ». Surnommé « le papivore », cet ancien collabo soutenu par la droite au pouvoir était « un homme dangereux » pour lequel « tout s’achète », décrivait dans l’article que nous republions ici Franz-Olivier Giesbert (qui en 1988 partira au « Figaro » du même Hersant, où il restera jusqu’en 2000).
Cet homme est dangereux : Robert Hersant, cinquante-six ans, gestionnaire discret et efficace, est à la tête d’un groupe de presse qui a connu, ces derniers temps, une expansion inouïe. « Tout s’achète », dit-il. Et il achète tout, en effet, les rédactions comme les imprimeries, les grandes conscien…

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