Il se déplace à vélo à l'époque où son père lui répétait qu'il "n'était pas un taxi" : De Blagnac à Stockholm, l’incroyable aventure de Gaël Dureau, jeune retraité passionné de vélo, qui traverse l’Europe à deux roues...
l'essentiel Il se déplace à vélo à l'époque où son père lui répétait qu'il "n'était pas un taxi" : De Blagnac à Stockholm, l’incroyable aventure de Gaël Dureau, jeune retraité passionné de vélo, qui traverse l’Europe à deux roues depuis la périphérie toulousaine. Entamé en 2020, son périple par étapes lui a fait déjà parcourir 33 500 kilomètres, à raison d'une centaine par jour. Cet été, il a mis le cap sur Stockholm.
Alors que le Tour de France 2026 s’est achevé ce dimanche sur les Champs-Élysées, un autre cycliste poursuit son propre défi à travers l’Europe. Depuis le 11 juin, Gaël Dureau, jeune retraité de 65 ans installé à Blagnac, à côté de Toulouse, sillonne les routes du nord du continent à vélo. Une aventure qui s’inscrit dans un projet lancé en 2020 : parcourir l’Europe en plusieurs étapes, uniquement à la force des jambes.
Le goût du vélo remonte à l’enfance. « Mon père me disait toujours qu’il n’était pas chauffeur de taxi ! » sourit-il. Le deux-roues devient rapidement son principal moyen de déplacement. Une habitude qui ne l’a jamais quitté. Depuis son installation dans l’agglomération toulousaine, tous ses trajets du quotidien s’effectuent à vélo.
342 jours de voyage à travers l'EuropeIl est également adhérent de l’association 2 Pieds 2 Roues, au Stade Toulousain Cyclisme et au Vélo Club Blagnac. Les longues aventures sont arrivées progressivement. « C’est un ami qui m’a donné le virus en m’emmenant », raconte l’ancien informaticien. Depuis le début de son Tour d’Europe, il a déjà parcouru 33 500 kilomètres en 342 jours, soit une moyenne de 98 kilomètres quotidiens, sans compter ses autres voyages à vélo.
Cent kilomètres par jour et des nuits en bivouacCette année, son périple a débuté à Helsinki, en Finlande, avec un premier objectif fixé à Oslo, en Norvège.
Mais après 48 jours de route, Gaël envisage déjà de pousser jusqu’à Stockholm, en Suède. Chaque journée représente près de 100 kilomètres, avec près de 30 kg de matériel transportés sur son vélo. Pour limiter son budget, le cycliste privilégie le bivouac et s’offre ponctuellement une nuit en auberge de jeunesse. Son voyage lui revient en moyenne à 40 euros par jour, les transports jusqu’au point de départ représentant la dépense la plus importante.
Ces voyages sont aussi l’occasion de multiplier les rencontres. Il se souvient notamment d’une soirée en auberge de jeunesse pendant un match de Coupe du monde de rugby entre l’Argentine et l’Angleterre. « J’avais trois secondes d’avance sur la diffusion. À la mi-temps, je suis allé discuter avec une femme qui regardait le match. J’ai découvert qu’elle avait fait ses études à Bordeaux puis à Toulouse. Comme quoi, le monde est petit », raconte-t-il. Si les imprévus ne manquent pas, Gaël garde une règle simple pour avancer : « Apprendre à écouter son corps et sa tête, et surtout rester positif. » Une philosophie qui l’accompagnera encore jusqu’à la mi-août, terme prévu de cette nouvelle aventure scandinave.