Après le mega incendie de Trévillach, qui a détruit près de 5 000 hectares, le statut des vignes coupe-feu est relancé, comme à chaque vaste sinistre. Pourtant, trois ans après le feu de Cerbère, qui détruisait 1 000...
Publié le 16/07/2026 à 19:23 , mis à jour le 17/07/2026 à 15:12
Après le mega incendie de Trévillach, qui a détruit près de 5 000 hectares, le statut des vignes coupe-feu est relancé, comme à chaque vaste sinistre. Pourtant, trois ans après le feu de Cerbère, qui détruisait 1 000 hectares en 2023, le plan d’action porté par les vignerons du cru n’a toujours aucun feu vert, ni financement.
"Remettre sur la table un projet de ceinture coupe-feu après l’incendie de Trévillach est certainement une bonne chose. Mais je m’étonne que le projet, identifié, budgété, que nous portons reste lettre morte trois ans après l’incendie de Cerbère qui a détruit 1 000 hectares sur Cerbère, au cœur de notre vignoble n’avance toujours pas". Romuald Peronne insiste : "Dans notre plan de relance, présenté à tous les élus et décideurs, nous baptisons ces parcelles de vignes ornementales. Nous avons décidé les sites concernés, budgétés les actions, mais rien n’a bougé. Malgré les chartes d’engagement signées par des candidats aux municipales pendant la campagne".
Le président des vignerons de la mer (cru Collioure-Banyuls) s’interroge. "On n’a toujours pas de réponse sur les financements. Rien n’avance". Il ajoute : "Certes des vignes parfaitement entretenues n’ont pas connu de dégâts sur les terroirs de l’incendie de Trévillach, mais les vignes coupe-feu sont-elles l’unique solution ? Ne faut-il pas anticiper et brûler des friches en hiver par écobuage ? Il faut aussi développer le pastoralisme. Il faut en tout cas un plan d’action. Les incendies d’ampleur reviennent tous les 5 à 8 ans, on sait déjà que le prochain laissera de nouvelles traces dures à encaisser".
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