Après un été marqué par des chaleurs exceptionnelles, plusieurs producteurs de fruits et légumes français affichent des pertes importantes. Si les professionnels écartent pour l'heure le scénario de rayons vides,...
l'essentiel Après un été marqué par des chaleurs exceptionnelles, plusieurs producteurs de fruits et légumes français affichent des pertes importantes. Si les professionnels écartent pour l'heure le scénario de rayons vides, l'offre pourrait être sous tension à la rentrée, avec des conséquences sur les prix.
Après un été marqué par plusieurs épisodes de canicule et une sécheresse exceptionnelle, les fruits et légumes français pourraient se faire plus rares dans les rayons à la rentrée. Si la filière ne parle pas de pénurie généralisée, plusieurs productions sont déjà fortement touchées et les conséquences pourraient se prolonger jusqu'à l'automne.
La salade est en première ligne. Les fortes chaleurs ont rendu une partie conséquente des laitues impropres à la commercialisation. Les poireaux, artichauts, tomates, brocolis et choux-fleurs font eux aussi partie des légumes particulièrement touchés. Dans certaines parcelles non irriguées, des producteurs ont perdu jusqu'à 100 % de leurs légumes. Les haricots verts souffrent également à cause de la chaleur qui a brûlé les fleurs et rendu certaines gousses trop petites ou filandreuses pour être vendues.
Autre inquiétude pour la rentrée : la pomme de terre. Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture, estime que la production française de pommes de terre de conservation pourrait atteindre seulement 6,5 millions de tonnes en 2026, soit une baisse de 22 % sur un an. Selon l'UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre), la baisse de rendement pourrait être de 23 % d'après leurs dernières estimations.
Les fruits aussi victimes de la chaleurDu côté des fruits, la situation est plus contrastée. Les pommes ont notamment subi des ralentissements de croissance et des brûlures liées aux fortes chaleurs. En Occitanie, la DRAAF estimait déjà en juillet le rendement des pommes en baisse de 11 % par rapport à 2025. Les abricots ont également connu une production en recul dans la région à hauteur de 20 %.
Pour autant, pas question pour l'heure de parler de rayons vides. Interfel (l'Interprofession de la filière des fruits et légumes frais) indique que l'approvisionnement restait assuré, même si certaines productions devraient rester sous tension dans les semaines et mois à venir.