Ce vendredi 10 juillet, la Belgique affronte l’Espagne en quart de finale. Cette rencontre risque de rendre anxieux plus d’un supporter. Ce phénomène porte d’ailleurs le nom de “fanxiety” et aurait un impact considérable sur les téléspectateurs. ...
La Coupe du monde touche tout doucement à sa fin. Les quarts de finale vont se jouer dès ce jeudi, et la Belgique rencontre l'Espagne ce vendredi 10 juillet, à 21h (heure belge). De nombreux supporters appréhendent cette rencontre. D'autant plus que ce n'est que la quatrième fois que la Belgique se retrouve en quart de finale lors de la compétition du Mondial. Si en 2014, les Diables rouges n'avaient pas été plus loin lors de l'élimination face à l'Argentine, en 1986 et en 2018, les joueurs ont été jusqu'en demi-finale.
Cet espoir belge est à nouveau présent cette année. Ce vendredi, beaucoup de Belges seront anxieux et risquent de ressentir un grand stress, en fonction du déroulement du match. Les supporters font alors face au phénomène de "fanxiety", contraction de "fan" et "anxiety" (anxiété en anglais).
Les Diables Rouges ne s'avouent pas vaincus contre l'Espagne : "Nous avons montré que nous sommes prêts"Ce concept aurait un impact négatif sur la santé des téléspectateurs. D'après une étude états-unienne, les supporters passionnés de sport, que ce soit le football ou le rugby, présenteraient un risque accru de décès d'origine cardiovasculaire, "en particulier lors des matchs serrés des phases finales des compétitions", indique le HuffPost.
Interrogé par le quotidien anglophone, Miguel Maturana, cardiologue et auteur principal de l'étude, souligne que "lorsque le match se joue dans les dernières minutes, ou dans le dernier quart-temps, c'est là que l'on observe le plus de facteurs de stress". Le média précise que ces émotions fortes provoquent "un pic de stress, libérant de l'adrénaline et d'autres hormones dans le sang, ce qui augmente le rythme cardiaque et la tension artérielle".
La victoire des Diables face aux Etats-Unis s'est dessinée bien avant le début du match : voici les pièges tendus par les BelgesLes personnes victimes de ce phénomène ont des symptômes assez variés tels que de l'hypertension artérielle, des accidents vasculaires cérébraux, des infarctus du myocarde, des tachycardies, des fibrillations auriculaires ou des arrêts cardiaques soudains. "Les supporters regardent souvent les matchs sportifs en mangeant des aliments salés comme des hot-dogs et des bretzels dans les stades, et en buvant beaucoup d'alcool, ce qui peut nuire au bon fonctionnement du cœur", ajoute l'auteur de l'étude.
Il nuance toutefois que ce phénomène ne doit pas effrayer les suiveurs, mais qu'il faut y penser et en être conscient, surtout si certaines personnes ont des antécédents de maladies cardiovasculaires, d'hypertension ou ont déjà eu un AVC.
Ce petit geste de la vie quotidienne qui permet de réduire de près de 40 % le risque de mourir d'une maladie cardiovasculairePour le cardiologue new-yorkais, Matthew Tomey, il est préférable de consulter un médecin avant de suivre un match, surtout si vous avez des antécédents médicaux. "Pendant le match, l'une des meilleures choses à faire est d'être entouré de personnes qui peuvent veiller sur vous. Il est beaucoup plus risqué de faire un arrêt cardiaque seul chez soi qu'en compagnie d'amis", conseille le spécialiste auprès du HuffPost.
Le spécialiste précise également que les symptômes d'une crise cardiaque sont assez divers mais incluent notamment une gêne thoracique, une sensation d'essoufflement plus importante que d'habitude, une douleur à l'épaule ou au bras, des nausées ou encore des indigestions.
Où voir les Diables Rouges sur grand écran ?Le "fanxiety" peut également impacter le visage. Dans les colonnes de Men's Health, le média décortique le phénomène du "fanxiety face" qui désigne les grimaces et tensions faciales inconscientes comme les froncements de sourcils ou les crispations que les supporters expriment en regardant un match palpitant.
Lyle Leipziger, chirurgien plastique, explique que le stress des fidèles provoque certaines expressions faciales qui ont des conséquences sur la peau.
Les chirurgiens alertent sur le problème du "visage IA": "Nous ne maîtrisons pas tout""Il est important de se rappeler que des mouvements faciaux répétés ou une activité musculaire excessive favorisent l'apparition de rides, de rides d'expression et de pattes d'oie", précise l'expert auprès du magazine masculin. D'autant plus qu'avec l'âge, l'humain produit moins de collagène, et le stress augmente le cortisol, ce qui abîme davantage le collagène et ternit la peau.
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