Le Tour de France dans les Hautes-Pyrénées, c’est fini pour cette année. Maintenant que les meilleurs coureurs du monde sont partis, il est l’heure de faire le point sur les retombées économiques de la compétition,...
l'essentiel Le Tour de France dans les Hautes-Pyrénées, c’est fini pour cette année. Maintenant que les meilleurs coureurs du monde sont partis, il est l’heure de faire le point sur les retombées économiques de la compétition, très bénéfiques pour l’hôtellerie.
D’un côté, il y a Lourdes. Son sanctuaire historique et ses millions de pèlerins par an. De l’autre, le Tour de France. Ses cols tout autant historiques et la plus grande compétition de cyclisme au monde. A priori, rien ne les rapproche, sinon les Hautes-Pyrénées. En tout cas, c’est ce qu’observe l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie du département (UMIH 65).
"Depuis quatre ans, à chaque étape bigourdane, les équipes de la caravane publicitaire semblent privilégier les hôtels de Lourdes pour s’installer", indique Christian Gélis, président de l’organisation patronale. Le choix paraît logique : le site est adapté, sur la plaine, souvent proche du circuit et permet d’accueillir foule. "C’est la preuve de l’amélioration du parc hôtelier depuis quelques années", pour M. Gélis.
Parce que pendant longtemps, l’hôtellerie lourdaise "pratiquait plutôt la politique du mono-client." Pour se dégager donc de l’attrait uniquement culturel et religieux, les acteurs économiques ont voulu s’adapter et attirer d’autres populations en visite dans la région. Christian Gélis le confirme : "Au fil du temps, c’est une certaine légitimité qui se fait jour dans le monde du cyclisme pour Lourdes. Avec le Tour de France, on a enfin la confirmation que cette adaptation a fonctionné".