L'usine d'équarrissage Atemax au Passage-d'Agen a généré d'importantes nuisances olfactives ces dernières semaines. Des trappes d'aération n'auraient pas pu être refermées après l'incendie qui a impacté la société, au...
L'usine d'équarrissage Atemax au Passage-d'Agen a généré d'importantes nuisances olfactives ces dernières semaines. Des trappes d'aération n'auraient pas pu être refermées après l'incendie qui a impacté la société, au mois de juin. Elles devraient l'être le lundi 27 juillet.
Sur le plan olfactif, la situation n'a pas été des plus confortables ces dernières semaines pour les habitants d'Agen. Les effluves pestilentiels provenant de l'usine d'équarrissage Atemax, au Passage, ont régulièrement envahi l'atmosphère. La nuit du mercredi 22 au jeudi 23 juillet a été particulièrement marquée par ces odeurs, qui ont régné dans l'air de manière presque ininterrompue jusqu'en milieu de matinée. De quoi agacer les habitants du centre-ville désirant capturer l'air frais dans leurs logements brûlants, au risque de voir ces émanations de cadavres d'animaux s'y introduire...
Il est vrai qu'au mois de juin, l'activité de l'entreprise que l'on nommait jadis la Ferso a été perturbée par un incendie de gaine d'aération, la contraignant à fermer temporairement ses ateliers. 500 tonnes de "matière crue", autrement dit de carcasses, s'étant entassées dans les locaux sans pouvoir être traitée, davantage de mauvaises odeurs s'échappaient du site. Le 8 juillet dernier, le groupe Akiolis assurait que la situation était sur le point de revenir à la normale, la reprise d'activité permettant de venir progressivement à bout du surplus de cadavres généré par le sinistre mais également par la canicule, qui entraîne plus de décès d'animaux. Or, les nuisances ont depuis persisté.
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Un dysfonctionnement au niveau de l'aération"Depuis l'incendie, des trappes d'aération n'auraient pas été refermées", explique le maire d'Agen Laurent Bruneau sur les réseaux sociaux, entré en contact avec le directeur de l'usine ce vendredi 24 juillet, après plusieurs courriers restés sans réponse. "Nos services ont systématiquement signalé les problèmes de nuisances olfactives que nous subissions. La ville d'Agen ne se laissera pas faire et fera ce qu'elle a en son pouvoir pour faire respecter les intérêts de ses habitants et de ses commerçants", a cinglé l'élu, qui n'a pas manqué d'exprimer son regret quant au "manque de communication de la société."
Toujours selon les informations rapportées par le premier édile, une intervention doit être réalisée lundi 27 juillet par une entreprise spécialisée pour refermer ces voies d'aération et ainsi, amenuiser ces épisodes d'émanations nauséabondes. Le service communication d'Akiolis, de son côté, n'a pas répondu à nos sollicitations.
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Perte d'air"Dans cette industrie, nous ne pouvons pas promettre le zéro odeur", regrettait Paul-Marie Dabezies, responsable de la communication du groupe Akiolis, dans nos colonnes au début du mois de juillet. Depuis 2022, un nouveau biofiltre a été mis en place dans l'usine Atemax. "Il est tout à fait aux normes. Plus moderne, de plus grande capacité et a permis, tout de même, de restreindre les odeurs. Mais nous avons identifié un problème : nous avons de la perte d’air entre les ateliers et ce biofiltre. Ce qui veut dire que nous ne parvenons pas à capter tout l’air ambiant dans l'usine", déclarait-il. D'autres investigations devaient être menées afin d'identifier un quelconque dysfonctionnement dans l'usine pouvant participer à ces désagréments.