La 23ᵉ édition du Mondial a débuté jeudi 11 juin au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis de Donald Trump, sur fond de politique répressive et de tensions avec l’Iran. Chaque jour jusqu’à la finale, « le Nouvel Obs » vous raconte le meilleur (et surtout le pire) de cet événement planétaire.
Le gardien et capitaine de Curaçao Eloy Room est entrée dans la légende dans l’Histoire en devenant celui qui a fait le plus d’arrêts lors d’un march de Coupe du Monde, lors du match contre l’Ecuateur, le 20 juin 2026. JUAN IGNACIO RONCORONI/EFE/SIPA
C’est qu’on commencerait à s’habituer à voir autant de buts. Après un peu plus d’une semaine de compétition en Amérique, nous avons encore eu le droit à un festival au fond des filets samedi 20 juin avec les victoires des Pays-Bas contre la Suède (5-1) et du Japon contre la Tunisie (4-0) mais aussi une leçon devant les cages avec le gardien de Curaçao − la plus petite nation participante à cette édition − qui a brillé. Si le côté sportif réjouit, les affichages de Gianni Infantino, le patron de la FIFA font grincer des dents tout comme la petite phrase d’un autre temps d’une journaliste française contre un joueur belge en passe de devenir papa. Allez, on vous embarque pour un petit résumé de cette nouvelle journée de compétition outre-Atlantique.
Gianni Infantino défraie de nouveau la chronique. Aïe ! Abonné aux polémiques depuis le début du Mondial, le patron de la FIFA, réitère aux côtés cette fois-ci du Premier ministre canadien, Mark Carney. Gianni Infantino a signé le drapeau russe d’un supporter de la sélection nationale du pays de Poutine − exclue des compétitions internationale depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022 −, a repéré le magazine « So Foot ».
La dédicace a eu lieu juste après la victoire du Canada contre le Qatar vendredi (6-0). Le président de la FIFA a même pris la pose ensuite avec le supporter, juste après lui avoir glissé quelques mots en russe.
« Le papa ne sert à rien. » Vendredi, l’attaquant belge Jérémy Doku a annoncé qu’il pourrait quitter la Coupe du Monde si sa femme, enceinte de leur premier enfant, venait à accoucher pendant la compétition. « Aucun papa ne voudrait manquer ça », a déclaré l’attaquant de Manchester City plein de bon sens au site d’informations belge DH. Une décision vivement critiquée sur le plateau de la chaîne L’Equipe vendredi par la présentatrice France Pierron : « Tu vas quitter tout ça pour assister à la naissance de ton enfant, qui est un moment dégueulasse, excusez-moi, où le papa ne sert à rien, il a un rôle de figurant. » Avant de s’excuser samedi sur le réseau social X sans rétropédaler pour autant mais en comprenant que ses propos « aient pu choquer, heurter ou blesser ». En 2026, ce joueur de 24 ans et sa compagne devraient-ils encore subir ce genre de parole d’un autre temps ?
Eloy Room, le gardien du Curaçao entre dans la légende. Il avait encaissé sept buts lors du premier match de son équipe contre l’Allemagne, il faut croire qu’il avait à cœur de se rattraper. Eloy Room a réalisé 15 arrêts samedi soir face à l’Équateur permettant au Curaçao d’arracher le nul (0-0). Mais le portier de 37 ans entre surtout dans l’Histoire du football en devant le gardien qui a fait le plus d’arrêts lors d’une Coupe du Monde. Seul l’Américain Tim Howard avait fait mieux avec 16 réalisations en 2014 contre la Belgique mais aux termes des prolongations.
Le nul qui maintient un infime – mais quasiment impossible - espoir de qualification pour les phases finales a été fêté comme une victoire samedi soir dans les vestiaires à Kansas City, aux Etats-Unis. Royalement même : les monarques des Pays Bas, Willem-Alexander et Máxima Zorreguieta avaient fait le déplacement pour célébrer avec l’équipe.
En parlant des Pays Bas, la vague Oranje a une nouvelle fois déferlé sur le Texas. Naar links, Naar rechts ! Toutoutoutoudou… En scrollant sur les réseaux sociaux vous n’avez pas pu passer à côté de ces milliers de supporters néerlandais qui envahissent les rues de l’Etat américain du Texas tous vêtus de leur maillot orange accompagné de leur bus customise (en orange toujours vous l’aurez compris).
Des supporters néerlandais dans les rues de Houston au Texas avant le match Pays Bas-Suède, le 20 juin 2026. JUAN FINOL/SIPA USA/SIPA / JUAN FINOL/SIPA USA/SIPA
Sur ce chant, les fidèles de la sélection Oranje se baladent de gauche à droite en sautant comme des sardines. Et ils ont eu l’occasion de le chanter samedi, lorsque les Néerlandais ont corrigé les Suédois, 5 buts à 1.
Naar links, Naar rechts ! C’est bon maintenant vous l’avez en tête, ne nous remerciez pas.
La journée de samedi a fait des heureux : la sélection allemande est devenue la troisième équipe qualifiée pour les phases finales après le Mexique et les Etats-Unis en remportant sur le fil son match face aux Éléphants de la Côte d’Ivoire (2-1). Quelques heures plus tard, la Tunisie d’Hervé Renard voyait la fin de son aventure dans la compétition actée avec sa défaite face au Japon (4-0). Ce dimanche ce sera à l’Espagne de tenter de se rattraper dès 18 heures face à l’Arabie saoudite après le match nul surprise contre le Cap Vert. Puis à 21 heures, ce sera retour de l’équipe iranienne aux Etats-Unis − et ce, alors que les négociations se sont ouvertes entre les deux pays en Suisse −, à Los Angeles plus précisément, pour tenter de s’imposer face à la Belgique.
Par Manon Bernard