Cet été, les maraîchages sont exposés aux canicules et à un soleil brûlant. Alors que les pertes peuvent être lourdes, la culture de fruits et légumes est amenée à songer à l’avenir, et à remettre en question ses...
l'essentiel Cet été, les maraîchages sont exposés aux canicules et à un soleil brûlant. Alors que les pertes peuvent être lourdes, la culture de fruits et légumes est amenée à songer à l’avenir, et à remettre en question ses pratiques. La Dépêche du Midi est allée à la rencontre de ces maraîchers à Pamiers, en Ariège.
Sur leur plage de terre, certains légumes ont littéralement pris un coup de soleil cet été. Sur le maraîchage des Jardins des Capellas, à Pamiers, il reste encore quelques marques d’un passé récent.
Même si une grande partie des plantations et fruits meurtris par l’été caniculaire de cette année ont été retirés, des blessures demeurent encore visibles. Sur les poivrons verts, une teinte jaune orangée tache leur robe. "Ils sont invendables", décrit en les tenant Océane Maurel, maraîchère installée sur l’exploitation située au nord de Pamiers.
Cramés, ces poivrons directement exposés au soleil sont invendables.
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Plus que le manque d’eau, ce qui a réellement manqué à ces poivrons, haricots, et autres légumes grillés sur place, c’est un peu de répit dans un quotidien d’ensoleillement exceptionnel. "On a beau arroser, c’est comme si on prenait un coup de soleil", image Océane Maurel.
Sur certains légumes, de véritables coups de soleil sont visibles, et rendent les produits invendables.
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L’exploitante arrive difficilement à parler de vagues de chaleur, tant le phénomène a marqué, par sa précocité d’abord - avec une première canicule historique dès le mois de mai, puis par sa constance. Dans cette réalité, les pertes sont en plein soleil lourdes. "On a perdu énormément de salades, de fenouils, de blettes", énumère Océane Maurel.
Le rendement chute pour le maraîchageLa conséquence généralisée sur les exploitations dans une période estivale telle celle traversée en 2026 est une baisse de rendement, avec une production de fruits et légumes amaigrie.
En temps normal, ces arbres produissent des fruits. Cette année, seules les feuilles orangées se dégagent.
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"On n’a pas eu autant qu’on voulait sur les oignons", témoigne par exemple Babacar, jardinier en charge des jardins d’Emmaüs Pamiers. Dans le cas des terres de la communauté associative, les dégâts sont moindres qu’ailleurs, grâce notamment à l’installation de ses huit serres.
En comparaison, les Jardins des Capellas, nettement plus touchés par les brûlures, disposent encore de lignes de légumes directement exposées au soleil. "C’était plus facile sous les serres", confirme Océane Maurel.
En extérieur, les coups de soleil touchent différents types de légumes.
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Pour les plantations sinistrées, nul autre choix que d’arracher, et de repartir à zéro. "C’est de la perte de temps, tout un travail dans le vent, et on arrache du chiffre d’affaires", souffle la maraîchère. Face aux projections scientifiques sur l’évolution du climat, cela lui semble inévitable de songer à l’avenir.
"On pense forcément à des projets comme des serres dépliantes en extérieur. Il y a aussi des légumes que l’on va devoir abandonner en été. On ne va peut-être pas persister dans des choses qui se faisaient il y a des décennies. Il faut changer quelque chose, c’est sûr."